En images: la grève des producteurs ivoiriens de cacao

En Côte d'Ivoire, les producteurs de cacao ont déclenché un mouvement de grève pour protester contre le non-respect des contrats signés avec les exportateurs, qui devaient acheter jusqu'à 80% de la récolte de cette année.

cacao, côte d'ivoire
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La Côte d'Ivoire est le plus grand pays exportateur de cacao au monde. Six millions de personnes vivent du cacao dans ce pays. Mais les producteurs sont en grève pour protester contre le non-respect des contrats signés avec les exportateurs de cacao, qui devaient acheter jusqu'à 80% de la récolte de cette année.

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Des centaines de milliers de fèves de cacao sont en train de pourrir dans les ports de San Pedro et d'Abidjan.

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Blaise Koffi, leader syndical de la région de San Pedro: ''Si on avait des armes on allait nous écouter. Puisque on est à mains nues, on ne nous écoute pas.'' Il fait référence aux récentes mutineries en Côte d'Ivoire, où des hommes en armes ont reçu des augmentations.

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Les cacaoculteurs de Nado, une localité proche de San Pedro, stockent leur cacao récolté dans un magasin en attendant que les acheteurs soient de nouveau intéressés. Ils expliquent que le cacao se porte mieux en magasin que dans un camion où il risque de pourrir sous la pluie en attendant qu'un acheteur soit trouvé.

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Un camion - parmi 150 que la BBC a dénombrés - stationné autour de l'entrée de l'usine de l'acheteur américain Cargill, l'une des seules usines à fonctionner actuellement à San Pedro. Avant d'être exportées, les fèves de cacao sont traitées dans ces nombreuses usines situées autour du port de San Pedro. La plupart des usines restent fermées, car les industriels estiment que le prix du cacao ivoirien - établi par le gouvernement avant la récolte - est trop élevé.

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Janine Aya Alliné et son mari, Georges Koumé Koffi. Elle prépare du manioc pour la famille qui, selon Georges, n'a plus les moyens d'acheter du poisson, ni d'élever des poulets. Il n'a pas été payé depuis octobre.

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Des employés du magasin de stockage des cacaotiers de Nado déversent le contenu de sacs sur des bâches exposées au soleil. Ce cacao est devenu trop humide en attendant un acheteur. Il doit de nouveau être séché.

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Du cacao prêt à l'exportation, à San Pedro. Il est illégal de vendre son cacao en dessous du prix fixé par le gouvernement. Mais à San Pédro, des producteurs expliquent qu'ils n'ont souvent pas le choix... à force d'attendre, alors que le prix international est au plus bas. Vendre à un prix inférieur que celui de 1 100 francs CFA/kg annoncé pour cette saison est illégal. Un planteur risque de perdre sa licence d'exploitation. Pour éviter cela, les ventes se font discrètement et les prix mentionnés sur les reçus remis par les acheteurs sont plus élevés que ce qui a été payé. La BBC a appris que le cacao se vend secrètement, entre 800 et 900 francs CFA/kg.

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Un producteur décharge des sacs de fèves au magasin des cacaoculteurs de Nado. Grâce à des pluies abondantes cette année et à l'utilisation des intrants, la production ivoirienne de cacao a atteint un niveau record.