Au moins deux morts au Cameroun

Frédéric Takang

BBC Afrique

La tension reste perceptible à Kumbo, deuxième grande ville de cette région située à environ 80 km de Bamenda. Copyright de l’image AFP
Image caption La tension reste perceptible à Kumbo, deuxième grande ville de cette région située à environ 80 km de Bamenda.

Bamenda

Dans le nord-ouest anglophone du Cameroun, des heurts entre gendarmes et populations ont fait au moins deux morts lundi.

La tension reste perceptible à Kumbo, deuxième grande ville de cette région située à environ 80 km de Bamenda.

Selon les autorités camerounaises, une opération de lutte contre les stupéfiants serait à l'origine de cet incident qui s'est soldé en plus des deux morts par l'incendie d'un lycée, des blesses et des dégâts matériels important.

Des forces de l'ordre continuent de patrouiller dans les artères de la ville de Kumbo.

Les séquelles des violents affrontements de lundi entre gendarme et population sont encore visibles.

Les reste des pneus incendie, carcasse de voiture jonchent encore les rues de cette ville.

L'un des blessées lundi par balles, a succombé à ses blessures.

Ce qui porte a deux le nombre de personne tués.

Selon ce témoin oculaire sous anonymat, les populations accusent les gendarmes venues pour une rafle dans cette zone où prolifère la consommation de chanvre indien de vol de bétails et des biens.

"Les gendarmé sont venu pour rafler ici, ils ont prix en plus du chanvre indien, de l'argent aux populations, vole nos chèvres. Je ne sais pas si ces gendarmes travaillent pour aider notre nation ou de voler, il ont pris beaucoup de chose et les populations ont voulu intervenir il ont tiré sur une personne", a indiqué ce témoin.

Des manifestants en colère ont hissé le drapeau du SCNC, mouvement qui revendique l'autonomie des régions anglophone du Cameroun, avant de mettre le feu au lycée bilingue de la ville et certains bâtiments administratifs.

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Selon un communiqué du ministre camerounais de la défense, les gendarmes ont agi en "légitime défense" , précise Joseph Beti Assomo.

Il ajoute que le chef de l'Etat a, "à titre conservatoire", suspendu le commandant de compagnie de cette ville "en attendant les résultats de l'enquête ouverte".

En attendant Bamenda et les autres villes anglophones du Cameroun sont restées morte ce mardi.

Malgré la rentrée scolaire de lundi, certaines écoles sont toujours fermées, les élèves sont toujours rare dans les campus.

Dans certaines écoles de Bamenda, on note la présence du Bataillon d'intervention rapide, une unité d'élite de l'armée camerounaise qui lutte contre la secte islamique Boko haram.

De l'extérieur, on peut voir certains élément de ce corps, nettoyer l'intérieur de ces écoles envahi par les herbe.

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