Cameroun: au moins 30 morts à Buea et Bamenda

Une brigade de la gendarmerie prise d'assaut le 22 septembre dernier par les manifestants séparatistes Copyright de l’image Getty Images
Image caption Une brigade de la gendarmerie prise d'assaut le 22 septembre dernier par les manifestants séparatistes

Au moins quinze personnes ont été tuées selon des sources hospitalières au moment où l'opposition fait état d'une trentaine dans les manifestations indépendantistes.

Les affrontements continuent à Bamenda depuis ce matin, dans la région anglophone du Nord-Ouest où des jeunes ont tenté de mettre le feu à une station d'essence supposée appartenir à des pontes du pouvoir.

Les éléments de la brigade d'intervention rapide (BIR) sont déployés sur place pour les contenir.

A Buea, le chef-lieu de la région du Sud-Ouest, les forces de l'ordre continuent lundi de quadriller la ville.

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Les routes de la région restent toujours bloquées, au lendemain de la proclamation symbolique de l'"indépendance" des régions anglophones du pays par les indépendantistes.

Dans le quartier "Mile 17" de Buea, des pierres, utilisées comme projectiles lors des manifestations de la veille, étaient visibles sur la chaussée.

Les séparatistes anglophones ont tenté de proclamer symboliquement dimanche l'indépendance des deux régions anglophones du pays.

La journée du 1er octobre est le jour anniversaire de la réunification officielle en 1961 des parties anglophone et francophone du Cameroun.

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Trois prisonniers qui voulaient profiter de la situation pour s'échapper d'une prison de la ville de Kumbo ont été abattus dimanche.

Plusieurs arrestations ont été menées lundi aux domiciles des séparatistes. Des sources font état de plus deux cents arrestations.

Le président Paul Biya a condamné la violence et a lancé un appel au calme et au dialogue.

La circulation est restée bloquée dans la matinée entre Buea et Douala.

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