Guerre des gangs en Afrique du Sud

es banlieues pauvres de Cape Flats sont depuis longtemps le théâtre d'affrontements sanglants entre gangs rivaux qui se disputent les revenus du trafic de drogue. Copyright de l’image GULSHAN KHAN
Image caption Les banlieues pauvres de Cape Flats sont depuis longtemps le théâtre d'affrontements sanglants entre gangs rivaux qui se disputent les revenus du trafic de drogue.

Au Cap, en Afrique du Sud, la guerre des gangs continue de faire rage.

Les banlieues pauvres de Cape Flats sont depuis longtemps le théâtre d'affrontements sanglants entre gangs rivaux qui se disputent les revenus du trafic de drogue.

Mais ces derniers jours, le bilan s'est alourdi.

Vendredi dernier 11 personnes ont été tuées par balles à Philippi et ce matin, les autorités annoncent la mort d'un homme de 67 ans qui a été pris dans un échange de tirs.

Le ministre de la police s'est rendu sur place.

Fikile Mbalula, le ministère de la police a été accueilli par les chants des habitants mardi au commissariat de Philippi, dans la banlieue du Cap.

Mais, depuis vendredi dernier, tous craignent la guerre entre gangs rivaux fasse de nouvelles victimes.

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Image caption Des enquêteurs spécialisés, des agents du renseignement, ont été déployés dans la zone.

Onze personnes ont été abattues dans le bidonville dans la nuit de vendredi à samedi.

Fikile Mbalula a décidé de nommer un nouveau commissaire en chef pour stopper les violences

"Nous ne pouvons plus ignorer le fait qu'il y a des criminels au sein de la police et qu'ils violent la loi dans la République sud-africaine", a-t-il déclaré.

Des enquêteurs spécialisés, des agents du renseignement, ont été déployés dans la zone.

45 suspects ont été arrêtés ces trois derniers jours.

Mais Joseph Makeleni, l'un des responsables de la communauté, prise en otage dans les violences, déplore que des policiers soient complices des gangsters.

"Les gangsters font la loi. Tous les jours, ils font des victimes. Personne n'arrêtera ces garçons, tant que les soldats et la police ne feront pas de descente pour saisir les armes. Mais ces armes sont fournies par certains policiers, ici même dans ce commissariat. Alors les gens ici disent qu'ils ne veulent pas que ce soit la police de ce commissariat qui intervienne. La ministre doit remplacer les agents", indique un témoin.

Mercredi matin, les journaux annoncent que la guerre des gangs a fait une nouvelle victime dans une autre banlieue pauvre du Cap, à Manenberg, cette fois.

Un retraité était parti chercher sa maigre pension au centre social quand il a été piégé par un échange de tirs.

Il est décédé dans l'ambulance qui le menait à l'hôpital.

Selon les statistiques officielles, 51 meurtres sont commis quotidiennement en Afrique du Sud.

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