Togo : un mort et plusieurs blessés dans des échauffourées

Barricades de fortune, quartiers bloqués, gaz lacrymogènes et "expéditions punitives" menées par les forces de l'ordre Copyright de l’image AFP
Image caption Barricades de fortune, quartiers bloqués, gaz lacrymogènes et "expéditions punitives" menées par les forces de l'ordre

La situation était très tendue mercredi dans les deux plus grandes villes du Togo. Les manifestations contre le pouvoir prévues par l'opposition ont été interdites. Barricades de fortune, quartiers bloqués, gaz lacrymogènes et "expéditions punitives" menées par les forces de l'ordre. Bilan, un mort, plusieurs blessés et de nombreuses arrestations.

Le centre de la capitale Lomé était bloqué et presque toutes les boutiques étaient fermées à Deckon, au centre-ville.

La police a eu massivement recours au gaz lacrymogène dans le quartier Bé, généralement considéré comme le fief de l'opposition, d'où devaient partir les marches pour demander la démission du président Faure Gnassingbé.

Des groupes de jeunes ont bloqué les grands axes qui entourent le quartier, avec des barricades de fortune faites de briques, de pneus enflammés, de troncs d'arbre ou de carcasses de voitures.

Ailleurs, toujours à Lomé, aux quartiers Atikoumé et Adéwui, un groupe d'individus cagoulés munis de gourdins ont tenté de décourager toute tentative de manifestation. Là aussi la police a fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser.

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Les échauffourées ont occasionné la perturbation de la circulation sur plusieurs artères dans la capitale et paralysé les activités.

En plus des blessés, plusieurs personnes ont été interpellées, un garçon a été tué par balle lors des affrontements.

L'opposition togolaise, qui organise régulièrement des marches depuis plus de deux mois, avait appelé la semaine dernière à deux nouvelles journées de manifestations mercredi et jeudi.

Le gouvernement l'avait aussitôt interdit, annonçant qu'il n'autoriserait plus les marches pendant les jours de travail, pour éviter les "violences" et les "dérives".

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Togo: la manifestation de jeudi, finalement dispersée dans la nuit

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