Liberia : la présidente dément toute "ingérence" dans le processus électoral

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a démenti lundi les accusations "d'ingérence" dans le processus électoral lancées à son égard par son propre vice-président, Joseph Boakai. Copyright de l’image Getty Images
Image caption La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a démenti lundi les accusations "d'ingérence" dans le processus électoral lancées à son égard par son propre vice-président, Joseph Boakai.

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a démenti lundi les accusations "d'ingérence" dans le processus électoral lancées à son égard par son propre vice-président, Joseph Boakai, candidat au second tour de la présidentielle du 7 novembre contre l'ex-star du foot, George Weah.

Le Parti de l'unité (UP), dont sont membres Joseph Boakai et Ellen Johnson Sirleaf, a accusé dimanche dans un communiqué la présidente "d'ingérence" en raison d'une rencontre avec des responsables de la Commission électorale nationale (NEC) qui s'était déroulée à son domicile avant le premier tour du 10 octobre.

Ces allégations sont "sans fondement et constituent une tentative malheureuse d'agents provocateurs de saper le processus démocratique au Liberia", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole de la présidente, Jerolinmek Piah.

M. Piah a admis que Mme Sirleaf avait rencontré des membres de la NEC mais jugé qu'il ne s'agissait aucunement d'un cas d'ingérence.

Weah appelle à l'apaisement

Le Parti de l'unité avait par ailleurs annoncé dans ce communiqué, signé également par deux autres partis, qu'il allait saisir la commission électorale, dénonçant "des fraudes systématiques et à grande échelle" lors du premier tour.

Lundi, Joseph Boakai a confirmé qu'il participerait bien au second tour le 7 novembre mais réclamé que les plaintes devant la NEC soient auparavant "clarifiées".

"Ne vous laissez pas décevoir ou distraire par nos détracteurs", a répondu lundi l'ancien attaquant du PSG et du Milan AC, en rappelant qu'il avait lui-même accepté sa défaite à la présidentielle de 2005 après une décision de la Cour suprême favorable à Mme Sirleaf.

"Ce que ressent Joseph Boakai aujourd'hui, je l'ai moi-même ressenti en 2005", a-t-il expliqué, en appelant les Libériens à voter, à "rester pacifiques et à respecter la loi pendant que le processus électoral se poursuit".

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