Malawi : l'armée britannique en renfort contre le braconnage

Des Rangers malawites écoutent les formateurs britanniques en renfort dans la lutte contre le braconnage Copyright de l’image Getty Images
Image caption Des Rangers malawites écoutent les formateurs britanniques en renfort dans la lutte contre le braconnage

Le projet a été initié par le prince Harry, qui a visité plutôt cette année le parc proche de la frontière du Mozambique.

Le prince Harry y assistait au déménagement de 300 éléphants vers la réserve de Nkhotakota, moins visée par les contrebandiers.

La faune du parc situé dans le centre du pays est décimée par les braconniers qui s'en prennent aux éléphants et aux rhinocéros.

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Image caption Opération de pistage des braconniers

Les soldats britanniques "enseignent leurs techniques militaires aux rangers pour qu'ils l'adaptent à la protection de la faune", explique Bright Kumchedwa, le directeur des parcs et de la faune du Malawi.

Selon lui, "leurs conseils sont très utiles à l'entraînement de nos hommes".

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Image caption Le colonel Michael Geldard (en béret vert) suit les opérations

A la tête de la petite équipe d'instructeurs venue de Londres, le colonel Michael Geldard résume la lutte anti-contrebande à un "dangereux jeu du chat et de la souris".

"Nous sommes ici pour apprendre aux rangers à se protéger des animaux sauvages, pas forcément à tirer sur les contrebandiers", tient à préciser l'officier, attaché militaire britannique pour plusieurs pays de la région.

De lourdes peines de prison

Il a tenu à préciser qu'ils entrainent les rangers "à pister les braconniers".

"En 2015, ce parc était la proie des trafiquants (...). Heureusement, la situation est aujourd'hui sous contrôle", assure M. Kumchedwa.

Il se réjouit de la baisse de la mortalité des rhinocéros dont un seul cas a été déploré dans le parc au cours des deux dernières années.

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Au moins, 130 contrebandiers ont été arrêtés pendant la même période, condamnés pour la plupart à des peines d'au moins six ans de prison.

Le gouvernement du Malawi a encore renforcé son arsenal l'an dernier en inscrivant dans la loi des peines maximales de trente ans de réclusion pour les trafiquants.

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