RDC: le colonel Kayonga devant la justice militaire

Après les affrontements sanglants, M. Kayonga s'était livré à la Mission de l'ONU en RDC (Monusco). Copyright de l’image Getty Images
Image caption Après les affrontements sanglants, M. Kayonga s'était livré à la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).

L'ex-chef du service de la lutte contre la fraude minière dans le Sud-Kivu, région riche en or, a comparu lundi devant la justice militaire à Bukavu, dans l'est du pays.

Le colonel Abbas Kayonga est poursuivi avec 29 co-accusés pour "rébellion, assassinat, détention illégale d'armes de guerre, incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi".

M. Kayonga a été suspendu de ses fonctions le 2 novembre pour "manquement grave", selon un arrêté de Claude Nyamugabo, le gouverneur du Sud-Kivu (est).

La garde de l'ancien officier s'était violemment affrontée dimanche aux forces de sécurité, faisant "six morts dont 3 militaires et 3 civils" et une dizaine des blessés, selon le parquet militaire.

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Le colonel Roger Wavara a indiqué que "dix armes lourdes, trois armes légères et plusieurs munitions" ont été trouvées dans la résidence de M. Kayonga, lors d'une perquisition.

Après les affrontements sanglants, M. Kayonga s'était livré à la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).

Il a été remis aux autorités judiciaires militaires avec 15 de ses hommes, en présence du gouverneur du Sud-Kivu, quelques heures plus tard.