RDC : 40 manifestants anti-Kabila arrêtés

drc,drcongo,kinshasa,kabila,ceni,rdc,elections Copyright de l’image Getty Images
Image caption Quarante manifestants anti-Kabila ont été arrêtés dans plusieurs villes de la République démocratique mercredi.

La mobilisation contre le président Joseph Kabila a été fermement contenue mercredi en République démocratique du Congo, à la grande satisfaction des autorités, de nouveau interpellées par les Nations unies sur le respect de la liberté d'expression.

Aucun incident majeur n'a marqué cette journée de mobilisation contre le calendrier électoral qui fixe les prochaines élections au 23 décembre 2018.

Les organisateurs -opposition et mouvements citoyens- exigent le départ du président Joseph Kabila dès la fin de cette année.

Un "délinquant" a été blessé par balles à Kinshasa d'après la police et une quarantaine de manifestants ont été arrêtés, selon le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), à l'origine de cette journée soutenue par le Rassemblement de l'opposition.

La majorité présidentielle qui soutient le président Kabila a salué "la grande maturité du peuple congolais" face à la "mauvaise foi et la supercherie de ces démocrates de façade".

Les forces de sécurité avaient prévenu qu'elles se montreraient inflexibles. "Tout attroupement de plus de cinq personnes sera dispersé", avait averti le chef de la police de Kinshasa Sylvano Kasongo. "Sans pitié", aurait-il ajouté d'après plusieurs médias.

Sur le terrain, l'appel s'est traduit dans la capitale Kinshasa non par des manifestations, mais par une activité moins dense que d'habitude.

Dans la capitale économique Lubumbashi (sud-est), la police a enregistré quelques incidents (barricades et pneus brûlés, bus incendié...).

A Goma, malgré un communiqué du maire de la ville appelant les populations à vaquer normalement à leurs occupations, les activités ont tourné au ralenti.

Les écoles et universités sont restées fermées, les boutiques, marchés et magasins n'ont pas ouvert.

Lire plus