Violentes manifestations anti-gouvernementales en Guinée-Bissau

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Image caption Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a appelé la classe politique à appliquer l'Accord de Bissau pour mettre fin à la crise politique et institutionnelle qui sévit depuis plus de deux ans dans ce pays ouest-africain.

En Guinée-Bissau, plusieurs milliers de personnes opposées au régime de José Mario Vaz et issues d'une coalition de 17 partis politiques ont manifesté pour exiger la mise en œuvre des accords de Conakry, la démission du Chef de l'Etat et la dissolution du gouvernement Umaro Sissoco Embalo.

Ce jeudi 16 novembre et vendredi 17 novembre 2017, l'opposition du pouvoir en place en Guinée-Bissau a appelé ses partisans à descendre dans la rue.

Pour ce premier jour de manifestations, des milliers de personnes sont descendues dans les rues, munis de banderoles sur lesquelles on pouvait lire "JOMAV RUA", c'est-à-dire "JOMAV QUITTE LE POUVOIR". Une phrase également scandée durant leur parcours. Mais aux abords du palais présidentiel, leur point de chute, les manifestants se sont heurtés aux forces de l'ordre qui ont lancé des gaz lacrymogènes. Les manifestants ont répondu par des jets de pierres.

De sources hospitalières, le bilan est de neuf blessés dont 3 dans un état grave. Des dizaines de personnes ont été arrêtées.

Cette énième tentative visant à pousser le président Vaz à quitter le pouvoir a une nouvelle échoué, mais les manifestants ne décolèrent pas. Ilss ont annoncé qu'ils seront à nouveau dans les rues de Bissau ce vendredi.

De son côté, le président bissau-guinéen José Mario Vaz a appelé la classe politique à appliquer l'Accord de Bissau pour mettre fin à la crise politique et institutionnelle qui sévit depuis plus de deux ans dans ce pays ouest-africain.

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