Déby déplore l'état de la prison centrale de N'Djamena

Les organisations de défenses de droits de l'homme demandent l'amélioration des conditions de détention. Copyright de l’image AFP
Image caption Les organisations de défenses de droits de l'homme demandent l'amélioration des conditions de détention.

La prison Centrale d'Amsinéné de N'Djamena, la capitale du Tchad est pleine à craquer.

Les prisonniers sont incarcérés dans des conditions déplorables, selon un constat fait par le président Tchadien Idriss Deby Itno lors d'une visite surprise à la Maison d'arrêt de N'Djamena.

Cette prison est une ancienne garnison de gendarmerie, transformée pour abriter des personnes détenues après la démolition de la maison d'arrêt de N'Djamena en 2011.

Les organisations de défenses de droits de l'homme demandent l'amélioration des conditions de détention.

Le milieu est insalubre et manque d'hygiène, selon le correspondant de la BBC.

Ils sont 2000 prisonniers alors que la Maison d'arrêt a une capacité d'accueil de 500 personnes.

Le Ministre de la Justice Ahmat Mahamat Assane, qui a effectué pour la deuxième fois la visite aux côtés du président Deby, reconnait les failles dans l'incarcération des détenus.

"La preuve de la lenteur judiciaire. Nous allons remédier à ce dysfonctionnement pour désengorger la prison.

La surpopulation des prisonniers à Amsinéné est un problème sérieux, selon Pyrrhus Banadji Boguel, président du Conseil de Gouvernance de l'Association pour Promotion des Libertés Fondamentale au Tchad,

"Les conditions de détention sont exécrables. Certaines détenus font des années sans voir un juge. Il faut qu'il y ait assez de juges d'instructions pour respecter le droit à un procès équitable", indique M Boguel.

Selon lui, le président Deby est interpelé pour désengorger la maison d'arrêter et améliorer les conditions de détention.

Un responsable en charge du milieu carcéral, a déploré par ailleurs le fait que les détenus surtout les femmes et les enfants soient mélangés avec les criminels.

Il suggère que la maison d'arrêt soit subdivisée par secteur pour isoler les criminels.

C'est la première foi qu'Idriss Deby visite cette maison d'arrêt.

Il a appelé le ministre de la Justice à libérer les mineurs et les femmes allaitantes en détention préventive.

Sur le même sujet

Lire plus