RDC: la CENCO appelle Kabila à déclarer qu'il n'est pas candidat

Ce rapport, transmis le 29 mars au président Kabila selon l'Afp, a été établi à l'issue d'une enquête menée par la Cenco, alors qu'elle conduisait la médiation entre pouvoir et opposition. Copyright de l’image AFP
Image caption L'église catholique plaide également la cause des prisonniers politiques et celle des opposants en exil.

L'église catholique demande au président Joseph Kabila de déclarer explicitement qu'il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle fixée au 23 décembre 2018.

Elle observe qu'un an après la fin de son second et en principe dernier mandat la RDC est toujours dans une impasse politique.

L'une des raisons de cette situation est la violation de l'accord dit de la Saint Sylvestre, négocié le 31 décembre 2016 sous l'égide de la Cenco.

Cette déclaration a été faite par l'abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO.

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Dans l'immédiat, l'entourage du président Joseph Kabila, n'a pas souhaité réagir à ces propos. Mais ce n'est pas la première fois que la CENCO lance un tel appel, sans succès.

Le président Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001.

Son dernier mandat constitutionnel a expiré il y a près d'une année, mais il est resté en poste, se fondant sur une décision de justice.

D'après un accord conclu avec l'opposition, le chef de l'Etat va rester en fonctions jusqu'à ce que son successeur soit élu.

La commission électorale a dit que les scrutins pourraient avoir lieu en décembre 2018.

Ces évêques ont initié une médiation qui a abouti à la signature le 31 décembre d'un accord de sortie de la crise politique née du maintien de M. Kabila à la tête de la RDC au-delà du terme de son mandat qui a échu le 20 décembre.