Ramaphosa croit que Zuma est coupable de viol

Le président Jacob Zuma nie toute accusation de règlement de comptes contre Pravin Gordhan. Copyright de l’image AFP
Image caption Le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, est en tête de la course pour la succession du président Jacob Zuma à la tête de l'ANC

Cyril Ramaphosa, l'actuel vice-président sud-africain et l'un des principaux candidats à la succession du président Jacob Zuma à la tête de l'ANC au pouvoir, crée une nouvelle polémique.

Lors d'une interview sur une station de radio locale, il a donné son avis sur une affaire de viol impliquant Jacob Zuma, un affaire qui date de plus de dix ans.

En 2006, M. Zuma a été jugé coupable de viol sur la personne de Fezekile Kuzwayo, la fille d'un vieil ami de sa famille.

Il avait déclaré qu'elle était consentante.

Puis, Jacob Zuma est devenu président de l'Afrique du Sud, quelques semaines plus tard.

Et maintenant, alors que l'ANC, le parti au pouvoir depuis 23 ans, se prépare à choisir un nouveau dirigeant, le vice-président, Cyril Ramaphosa, s'est exprimé publiquement sur la question et a fait part de ses inquiétudes.

Le candidat a la succession de Jacob Zuma a la tête du parti a salué le courage de Fezekile Kuzwayo pour avoir porté l'affaire devant la justice.

Interrogé sur ses accusations de viol, il a répondu, "oui je pourrai la croire".

Fezekile Kuzwayo avait ensuite fui à l'étranger et est décédée quelques années plus tard, mais la polémique sur cette affaire a perduré.

La présidence sud-africaine a réagi vendredi matin suite aux propos de Cyril Ramaphosa, rappelant que Jacob Zuma a été acquitté et que le respect de la loi, l'indépendance de la justice et la primauté du droit constituent les principes qui permettent d'arbitrer les conflits au sein de la société sud-africaine.

Et si beaucoup de Sud-Africains estiment que Jacob Zuma a de sérieux défauts.

D'autres soulignent que Cyril Ramaphosa a été son vice-président depuis 2014 et qu'il ne fait que relancer la polémique dans la dernière ligne droite de sa campagne, alors que la bataille de succession divise de plus en plus le parti au pouvoir.

Cyril Ramaphosa est candidat à la succession de M. Zuma à la tête de l'ANC, le parti au pouvoir.

L'ex-épouse de Zuma, Nkosazana Dlamini-Zuma est sa principale rivale dans cette lutte de succession.

Le vainqueur sera bien placé pour devenir président de l'Afrique du Sud en 2019.

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