Des assaillants recherchés en Casamance

Macky Sall a dénoncé "une attaque armée d'une rare barbarie". Copyright de l’image Getty Images
Image caption Macky Sall a dénoncé "une attaque armée d'une rare barbarie".

Treize personnes ont été exécutées par des hommes armés, à Boffa, un village situé près de Ziguinchor, la principale ville de la Casamance.

Des sources hospitalières et militaires avancent plusieurs chiffrent variant entre cinq et neuf, concernant le nombre de blessés dans cette attaque.

Le président sénégalais a réuni samedi soir le Conseil national de sécurité et "a également ordonné que les auteurs de cet acte criminel soient recherchés et traduits en justice", annonce un communiqué de Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement.

Macky Sall a dénoncé "une attaque armée d'une rare barbarie".

L'armée sénégalaise a déployé depuis samedi une compagnie de quelque 150 parachutistes pour "traquer" les auteurs de l'attaque, a déclaré à l'Agence France-Presse le colonel Abdoul Ndiaye, chef de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (DIRPA).

Des moyens sont "mis en œuvre pour capturer, neutraliser et faire juger" une "quinzaine" d'assaillants, a affirmé le patron de la DIRPA, cité par l'Agence de presse sénégalaise.

L'instabilité règne depuis plus de trois décennies en Casamance, dont l'indépendance est réclamée par une rébellion constituée au début des années 80.

Les attaques menées par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance contre les populations civiles et ses affrontements avec l'armée sénégalaise ont fait des centaines, voire des milliers de morts.

Des médiateurs de la communauté Sant'Egidio basée en Italie tentent, depuis plusieurs années, d'arrondir les angles entre la rébellion et le gouvernement sénégalais.

Ces deux parties ont signé plusieurs accords en vue de la pacification de la région.

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