Ethiopie : de faux aveux refusés contre une grâce

Abebe Guta, l'avocat de la défense de 24 personnes condamnées pour terrorisme, dont Eskinder Nega. Copyright de l’image AFP
Image caption Abebe Guta, l'avocat de la défense de 24 personnes condamnées pour terrorisme, dont Eskinder Nega.

Des proches d'un journaliste emprisonné et de deux opposants ont déclaré avoir refusé de signer des aveux pour être graciés.

Le gouvernement a déclaré jeudi que plus de 400 prisonniers, dont beaucoup purgeaient des peines pour terrorisme, seraient graciés et libérés.

Mais ces libérations étaient soumises à des conditions. Car selon la femme du journaliste et bloggeur Eskinder Nega, une proposition lui a été faite à deux reprises pour signer des documents attestant que son mari était membre du Ginbot 7, un groupe considéré par le gouvernement comme une organisation terroriste.

Eskinder Nega a été condamné à 18 ans de prison en 2012 après avoir critiqué la loi antiterroriste du gouvernement éthiopien.

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Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé sa libération immédiate et inconditionnelle.

L'épouse d'Andualem Aragie, un opposant, a elle aussi déclaré qu'on lui a demandé de signer une confession similaire. Ce qu'elle a refusé.

Le gouvernement éthiopien qui fait présentement face à des protestations avait annoncé en janvier dernier la libération de milliers de prisonniers pour favoriser la réconciliation nationale.

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