Démission surprise du Premier ministre éthiopien

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Image caption La démission de Hailemariam Desalegn a surpris beaucoup de monde.

Le chef du gouvernement éthiopien, Hailemariam Desalegn, a démissionné à la surprise générale, dans un contexte marqué par de nombreuses manifestations antigouvernementales qui ont fait plusieurs morts.

Annonçant sa démission lors d'une allocution à la télévision nationale, il a déclaré que cette décision était "nécessaire" pour que le pays puisse "mener des réformes" et instaurer "une paix et une démocratie durables".

M. Hailemariam, qui dirigeait l'Ethiopie depuis 2012, a également démissionné de son poste de président de la coalition au pouvoir.

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Image caption La libération de milliers de militants de l'opposition n'a pas permis de mettre fin aux violences antigouvernementales.

Le chef du gouvernement démissionnaire a déclaré qu'il assurerait l'intérim du Premier ministre jusqu'à ce que le parlement et la coalition au pouvoir acceptent sa démission et lui trouvent un remplaçant. Il n'a pas donné les raisons de son retrait des affaires de l'Etat.

Le gouvernement éthiopien a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble de son territoire jusqu'à la fin 2017 en raison des manifestations antigouvernementales.

Durant ces derniers mois, deux grandes régions d'Ethiopie ont connu des vagues de manifestations qui ont coûté la vie à une dizaine de personnes. Des dizaines d'autres ont été blessées.

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"J'espère que le parlement éthiopien acceptera ma démission".

Le gouvernement a libéré des milliers de militants de l'opposition, ce qui n'a pas permis de mettre fin aux manifestations antigouvernementales, selon Emmanuel Igunza, correspondant de la BBC à Addis-Abeba.

Depuis 2015, l'opposition ne cesse de dénoncer la corruption au sein des institutions publiques et de réclamer des réformes politiques et économiques.

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