RDC: "objectif zéro mort ce dimanche"

Un véhicule de police en patrouille à Kinshasa Copyright de l’image Getty Images
Image caption Un véhicule de police en patrouille à Kinshasa

A l'issue d'une rencontre avec les sections de Kinshasa, le responsable de la police dans la capitale congolaise a relevé que les manifestants sont " des compatriotes et des populations civiles non armées" et qu'il ne fallait pas tirer sur elles à balles réelles.

"J'ai demandé de ne pas tirer sur les populations" a déclaré le Général Sylvano Kasongo, indiquant qu'il ya "d'autres moyens de maintenir la République, comme les matières non léthal".

Les congolais sont invités à marcher après les messes à l'appel d'un groupe d'intellectuels catholiques dénommé comité laïc de coordination. Une manifestation qui vise à dire non à ce que ce comité laïc de coordination considère comme la dictature, premier obstacle à l'organisation des élections libres, transparentes et apaisées.

Les deux précédentes marches à l'appel de ce comité laïc de coordination avaient été réprimées à balles réelles, les 31 décembre et 21 janvier derniers. Bilan: une quinzaine de morts d'après l'Église et les Nations unies, deux selon les autorités.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa quant à lui dit ne pas prendre acte de la marche. Dans un communiqué rendu public samedi soir , André Kimbuta dit avoir en vain convié les organisateurs de la marche à une séance de travail pour examiner les modalités pratiques conformément à la loi. Et donc n'ayant pas donné suite à son invitation dit-il, les organisateurs de la marche ont privé les services du maintien de l'ordre d'informations capitales. Faute de ces éléments dit le communiqué, la ville ne saurait prendre acte de la manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient.

La délégation de l'Union européenne à Kinshasa, les Etats-Unis, la Suisse et le Canada demandent à tous les acteurs congolais de s'abstenir de toute violence. Dans leur communiqué conjoint, Ils lancent un appel au déroulement pacifique des manifestations.