Une ville géante égypto-saoudienne au Sinaï

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Image caption L'annonce a été faite à l'occasion de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane au Caire.

L'Egypte va réserver plus de 1.000 kilomètres carrés de terrains dans le sud du Sinaï au projet de ville géante et de zone d'affaires annoncé par l'Arabie saoudite en octobre dernier.

Pour ce faire, l'Arabie saoudite et l'Egypte créent un fonds conjoint pour développer une méga-ville dans le sud du Sinaï.

L'annonce a été faite à l'occasion de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane au Caire.

Pour développer ce territoire le long de la mer Rouge, un fonds commun de plus de dix milliards de dollars (huit milliards d'euros) a été mis en place par l'Egypte et l'Arabie saoudite.

La création de ce fonds permettra de développer le côté égyptien de NEOM, un projet futuriste aux confins de l'Arabie saoudite, de l'Egypte et de la Jordanie, dévoilé par le prince Mohammed en octobre dernier dans le cadre d'un plan de diversification de l'économie pétrolière du royaume.

La méga-ville, avec sa propre législation conçue pour attirer les investisseurs internationaux, devrait se spécialiser dans les secteurs de l'énergie et de l'eau, des biotechnologies, l'alimentation et du tourisme.

Alliés

L'Egypte fait partie d'une coalition militaire dirigée par les Saoudiens en guerre depuis 2015 au Yémen contre les rebelles Houthis soutenus par l'Iran.

Les deux pays font également partie d'un bloc de nations arabes qui boycotte le Qatar depuis juin 2017 au sujet des liens présumés de Doha avec des groupes extrémistes et l'Iran.

La visite du prince Mohammed en Egypte est la première étape de sa première tournée à l'étranger en tant qu'héritier du trône saoudien.

Cette visite survient avant l'élection présidentielle de fin mars dans ce pays est perçue comme un soutien du Royaume au président Abdel Fattah al-Sissi qui brigue un second mandat de quatre ans.

Selon des analystes, l'accord de création d'un fonds entre l'Egypte et l'Arabie Saoudite illustre également les liens stratégiques croissants entre ces deux grands Etats arabes, opposés à l'influence de l'Iran dans la région.

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