Procès du putsch manqué au Burkina : démission de 14 avocats

Putsch manqué: démission de 14 avocats Copyright de l’image AFP
Image caption 84 accusés sont jugés dans cette affaire, dont les généraux Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d'État manqué, qui a fait 14 morts et 270 blessés.

Au Burkina Faso, quatorze avocats de la défense se retirent sont déportés du procès du coup d'État manqué de septembre 2015 alors que le tribunal examinait le fond du dossier.

Ils accusent le tribunal de "partialité et dénoncent un procès inéquitable".

Parmi les avocats qui ont démissionné il y a ceux des deux cerveaux présumés les généraux Gilbert Diendere et Djibril Bassole.

En tout, 12 accusés sur 84 n'ont plus de défense.

Les avocats de Bassolé satisfaits

Du coté de la partie civile, on estime que la défense veut bloquer le procès et déploie des manœuvres pour ne pas rentrer dans le fond du dossier.

"C'est cohérent avec la stratégie de la défense qui veut paralyser le procès. Leur seul stratégie c'est d'essayer de bloquer le procès. Provisoirement, tout est bloqué. Mais tôt ou tard, ils devront parler de ce qui s'est passé pendant ces deux semaines où leurs clients ont traumatisé le peuple burkinabé allant jusqu'à tuer des innocents. Cette stratégie ne permettra pas d'éviter les questions de fond", a déclaré Me Prosper Farama.

L'audience a été reportée au 9 mai prochain.

Burkina : la libération de Djibril Bassolé exigée

Le président devra demandé au bâtonnier de commettre d'office des avocats aux 12 concernés.

Au total, 84 accusés sont jugés dans cette affaire, dont les généraux Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d'État manqué, qui a fait 14 morts et 270 blessés.

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