La garde-à-vue de Bolloré prolongée

La garde à vue de l'homme d'affaires français Vincent Bolloré a été prolongée. Copyright de l’image AFP
Image caption La garde à vue de l'homme d'affaires français Vincent Bolloré a été prolongée.

Le milliardaire a été placé en garde-à-vue mardi dans l'enquête sur les soupçons de corruption entourant l'obtention par son groupe de concessions portuaires au Togo et en Guinée.

Deux cadres de son groupe sont aussi entendus depuis mardi dans les locaux de la police anticorruption.

Il s'agit du responsable du pôle international de Havas et le directeur général du groupe Bolloré.

Francis Perez, président du groupe Pefaco, société spécialisée dans l'hôtellerie et les jeux et très implantée en Afrique, est également en garde à vue depuis mardi, selon la source judiciaire.

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Image caption Les ports africains de Bolloré

Des juges d'instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

Dans un communiqué, le groupe Bolloré a "formellement" démenti mardi avoir commis des irrégularités en Afrique.

Cette enquête a été initiée après les plaintes d'un ancien associé franco-espagnol de Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes présidentielles victorieuses d'Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo.

Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d'Havas, pilotées par Jean-Philippe Dorent.

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