Un étudiant arrêté près de la première dame du Ghana

Un étudiant ghanéen a été arrêté pour avoir protesté devant la première dame.

L'arrestation au Ghana d'un étudiant qui a brandi une pancarte à quelques mètres de la première dame Rebecca Akufo-Addo a provoqué l'indignation sur les médias sociaux.

Reginald Sekyi-Brown a levé la pancarte portant l'inscription #OpenUGMCnow en référence au Centre médical de l'Université du Ghana, tandis que la première dame assistait à une cérémonie d'inauguration d'une unité de soins intensifs pédiatriques dans un hôpital universitaire de la capitale Accra.

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L'OpenUGMCnow est une campagne sur l'échec du gouvernement à ouvrir le centre médical de 217 millions de dollars au public en raison d'une impasse entre l'université et le ministère de la santé sur la gestion de l'établissement.

Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, l'étudiant se dirige vers le podium tandis que la première dame prononce un discours. Il attire son attention alors qu'elle fait une pause pour regarder son affiche avant de poursuivre son discours.

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Quelques instants plus tard, il est arrêté et détenu au poste de police de Korle-Bu à Accra.

Bien qu'aucune accusation officielle n'ait été formulée, la police et certains fonctionnaires ont déclaré que ses actions représentaient une menace pour la sécurité de la première dame, une affirmation que la plupart des utilisateurs des médias sociaux ont rejetée.

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Selon la porte-parole du commandement de la police d'Accra, Afia Tenge, la police "n'a pas besoin de voir physiquement une personne avec une arme avant de l'arrêter".

Elle a ajouté que les policiers avaient interrogé M. Sekyi-Brown pour savoir qui il était, ce qu'il détenait et s'il avait des arrière-pensées.

M. Sekyi-Brown a été libéré sous caution mercredi soir. Il reste à la disposition de la police pour nécessité d'enquête.

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Les Ghanéens qui veulent utiliser le Centre Médical de l'Université du Ghana ont donné au gouvernement jusqu'à vendredi faute de quoi ils menacent d'intensifier les manifestations.

Une menace qui a fait réagir le gouvernement qui promet l'ouverture du centre médical. L'annonce a été faite jeudi.

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Image caption Le gouvernement promet l'ouverture du Centre Médical de l'Université du Ghana