Les conflits communautaires plus meurtriers que Boko Haram

Les conflits communautaires plus meurtriers que Boko Haram Copyright de l’image Getty Images
Image caption Une femme et ses enfants au milieu des décombres à Maiduguri dans le nord est du pays.

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le centre du Nigeria, ont fait six fois plus de morts que Boko Haram, depuis le début de l'année.

Ces conclusions sont contenues dans le rapport de International Crisis Group sur les violences intercommunautaires au Nigéria.

L'ONG met en garde les autorités sur les risques que font peser les conflits entre agriculteurs et éleveurs sur la stabilité du Nigéria.

Dans le rapport, International Crisis Group indique que les affrontements entre agriculteurs et éleveurs ont entrainé la mort de plus de 1500 personnes, depuis 2017.

Au mois de juin dernier, une attaque simultanée menée contre 11 villages dans la région de Baraki Ladi dans l'Etat du plateau avait fait plus de 200 morts.

L'armée et les forces de police ont été incapables de rétablir l'ordre et de traduire les auteurs de ces violences en justice selon l'ONG.

''Face à l'impunité, de nombreuses communautés rurales des Etats du centre du pays se sont défendues elles-mêmes. Ce qui a engendré un cycle sans fin de représailles'' précise le rapport.

L'ONG appelle le gouvernement à intensifier ses efforts, pour endiguer ces violences à l'approche des élections générales prévues en février prochain.

Les rendez-vous électoraux attisent généralement les tensions communautaires et religieuses dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

Le conflit entre agriculteurs et éleveurs a aussi une dimension ethnique et religieuse.

La plupart des éleveurs sont traditionnellement des Fulanis musulmans, tandis que les agriculteurs sont majoritairement des chrétiens.

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