Une évasion de masse au Cameroun

Photo d'archives d'une prison Copyright de l’image Getty Images
Image caption Photo d'archives d'une prison

Au moins 163 prisonniers se sont évadés dans la nuit de samedi à dimanche, profitant de l'attaque de la prison de Ndop par des hommes armés, dans la région anglophone du Nord-Ouest.

Ils ont pris la fuite lorsque la prison a été incendiée par un groupe armé d'une cinquantaine de personnes présumées être des séparatistes, selon les autorités locales.

Les forces de sécurité camerounaises disent être en train de les rechercher "activement".

Selon elles, une centaine de personnes parmi les évadés feraient partie des séparatistes de la région.

"Un groupe de sécessionnistes terroristes, une cinquantaine à peu près (…), sont entrés dans la zone où se trouve la prison. Ils y ont mis le feu, ont réussi à casser les principales ouvertures de la prison et ont permis aux détenus s'en aller", a expliqué le préfet Benoit Emvoutou William dans un entretien téléphonique avec BBC Afrique.

Lors des échanges de coups de feu, deux gardiens de prison ont été blessés, un autre a été kidnappé avant d'être libéré, mais aucune personne n'a été tuée lors de l'affrontement, selon le préfet.

LIRE AUSSI :

Vers une médiation des religieux au Cameroun

L'ONU dénonce la violation des droits humains au Cameroun

"Les forces de sécurité sont sur le terrain. Nous avons reçu des renforts du 51e bataillon d'appui de Kumbo, qui essayent de ratisser dans la zone", a précisé Benoit Emvoutou William.

Des évasions surviennent régulièrement dans les prisons camerounaises qui sont surpeuplées et mal entretenues.

C'est la deuxième évasion de prison, depuis le début de la crise dans la zone anglophone du Cameroun.

Le 1er octobre 2017, cinq détenus ont été tués lors d'une tentative d'évasion de la prison de Kumbo.

LIRE AUSSI :

Nouvelles évasions en RDC

RDC : une nouvelle évasion à Kasangulu

La sécurité dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, s'est considérablement dégradée depuis fin 2017.

Les combats y sont devenus quotidiens entre les forces de sécurité et des séparatistes armés réclamant la création d'un Etat anglophone indépendant.

Sur le même sujet