António Guterres préoccupé par la situation aux Comores

UN Copyright de l’image Getty Images
Image caption António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies

Le Secrétaire général des Nations Unies exprime sa préoccupation concernant la persistance des restrictions des libertés civiles et des droits démocratiques aux Comores.

António Guterres a exhorté le gouvernement, les partis politiques et toutes les autres parties concernées à faire tout leur possible pour respecter l'Etat de droit et les droits de l'homme.

Se faisant l'écho de la récente décision de l'Assemblée des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine, le chef de l'ONU a appelé les parties prenantes comoriennes à engager un dialogue afin d'assurer une consultation inclusive sur les réformes constitutionnelles sous l'égide de l'Union africaine.

Depuis ce matin, les Comoriens votent dans le cadre d'un référendum constitutionnel visant à renforcer les pouvoirs du président Azali Assoumani.

Aux Comores, le vote se tient dans un climat assez tendu puisque le référendum est boycotté par l'opposition.

Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le président Azali Assoumani a voté lundi

Des informations relayées par l'AFP font état d'attaques contre des bureaux de vote au moment où près de 300.000 votants doivent répondre à la question "Approuvez-vous le projet portant révision de la Constitution du 23 décembre 2001 révisée en 2009 et en 2013 ?".

A lire aussi : Comores : l'ancien président Sambi assigné à résidence

Ce référendum constitutionnel est destiné à permettre au président Azali Assoumani de se représenter pour un deuxième mandat consécutif.

En vertu de la constitution actuelle, le pouvoir est tournant chaque cinq an entre les trois principales îles de l'archipel.

A lire aussi : Les Comores exigent des excuses à Macron

Ce système a été mis en place afin d'apporter la stabilité dans ce pays de l'océan Indien sujet à des coups d'État à répétition par le passé.

Ce projet de réforme constitutionnelle renforce les pouvoirs du chef de l'Etat mais supprime aussi les postes de vice-présidents et la Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire de l'archipel.

Enfin, une clause constitutionnelle sur la laïcité serait supprimée et l'islam deviendrait la religion de l'État.

Sur le même sujet