Le duel électoral entre IBK et Cissé au Mali

Comme en 2013, le second tour de la présidentielle malienne oppose Ibrahima Boubacar Keïta (à gauche) à Soumaïla Cissé. Copyright de l’image AFP
Image caption Comme en 2013, le second tour de la présidentielle malienne oppose IBK (à gauche) à Soumaïla Cissé.

Les Maliens vont voter dimanche au second tour de l'élection présidentielle pour réélire Ibrahim Boubacar Keïta pour élire le chef de l'opposition, Soumaïla Cissé.

Selon les résultats définitifs du premier tour publiés mercredi par la Cour constitutionnelle du Mali, M. Keïta a obtenu 41,70 % des voix, M. Cissé ne remportant que 17,78 %.

La campagne en vue du scrutin a pris fin vendredi. Les deux camps disent être confiants pour la victoire.

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"Nous avons contraint le candidat sortant à un second tour. (…) Nous restons mobilisés pour la victoire. Nous avons confiance en nous-mêmes", assure un proche de M. Cissé.

"J'invite les électeurs ayant voté pour l'opposition au premier tour et ceux qui n'ont pas pu voter à se mobiliser pour une victoire éclatante autour du projet d'alternance que j'incarne", a dit le chef de l'opposition.

Soumaïla Cissé dispute le second tour de l'élection présidentielle malienne pour la troisième fois.

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"L'écart entre Ibrahim Boubacar Keïta et son adversaire est tellement immense que tout individu qui réfléchit bien verra une victoire du président sortant", soutient un proche d'IBK, en marge du meeting de clôture de la campagne de ce dernier.

"Nous avons un état d'esprit combatif et conquérant. Nous avons eu un très beau score au premier tour. Notre candidat est arrivé largement en tête, ce qui créé autour de nous une dynamique. Le rassemblement se fait sur la base des principes et valeurs portés par notre candidat", a déclaré Mamadou Camara, le porte-parole du président sortant.

"Il a appelé au rassemblement, sur la base de son bilan, qui est positif. Le second mandat aurait pour vocation de préserver les acquis et de consolider les succès", ajoute M. Camara.

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Image caption Le candidat élu dimanche 12 août 2018 devra assurer la sécurité dans le centre et le nord du Mali, que l'Etat a du mal à contrôler.

Ibrahim Boubacar Keïta, âgé de 73 ans, historien de formation, ancien Premier ministre et président de l'Assemblée nationale, avait été élu avec 77 % des voix en 2013, face à Soumaïla Cissé.

Ce dernier, ingénieur de formation, âgé de 68 ans, a dirigé pendant plusieurs années la commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, qui regroupe huit pays de la région.

A cause de l'insécurité dans le centre et le nord du pays, le vote n'a pas eu lieu dans plus de 800 bureaux de vote, rapporte Alou Diawara, le correspondant de BBC Afrique au Mali.

Pour assurer un bon déroulement du scrutin dans ces deux parties du pays, 5. 000 éléments supplémentaires seront déployés dans les centres de vote, selon le général Salif Traoré, ministre de la Sécurité.

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"Nous avons déployé de nouveaux effectifs autour des bureaux de vote. Des bandits ont profité d'un temps d'absence pour venir perturber le vote lors du premier tour. Cette fois-ci, nous serons présents dans tous les centres de vote. Il y aura des patrouilles qui vont faire la navette entre les centres de vote. Nous allons utiliser l'aviation aussi", assure le général Traoré.

"Nous avons l'appui de la Minusma (la mission de l'ONU au Mali). La dernière fois, nous avions mobilisé au moins 30.000 éléments. Cette fois-ci, il y aura 5.000 éléments de plus, notamment dans les zones où il y avait des difficultés", ajoute-t-il.

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Le ton monte au Mali à l'approche du second tour de la présidentielle.

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