L’armée ougandaise s’excuse pour 'comportement non professionnel'

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Image caption Les partisans de Bobi Wine réclament sa libération

L'armée ougandaise a présenté ses excuses après les violences sur un journaliste lundi lors d'une manifestation organisée par l'opposition.

L'armée ougandaise s'est excusée pour ce qu'elle a appelé le comportement non professionnel des soldats après qu'un journaliste de Reuters ait été battu et arrêté.

Ces violences envers le professionnel des médias sont intervenues alors qu'il couvrait une manifestation dans la capitale, Kampala, lundi.

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Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, le photographe de Reuters, James Akena, tentait de se protéger lorsque des soldats se sont mis à le battre.

Selon l'AFP, il a été détenu plusieurs heures après avoir été battu.

Dans un communiqué, l'armée a déclaré que les soldats ayant agressé des journalistes seraient arrêtés et punis.

Auparavant, Human Rights Watch a appelé la police et l'armée ougandaises à cesser les attaques contre les médias et à respecter les droits de tous les manifestants.

Lundi, une personne a été tuée et plus de 100 autres ont été arrêtées lors de manifestations contre la détention de plusieurs députés et militants de l'opposition.

La semaine dernière, deux journalistes ont été arrêtés alors qu'ils réalisaient un direct sur les lieux du décès du chauffeur du député et musicien Bobi Wine.

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Human Rights Watch souhaite qu'une enquête indépendante sur les tirs qui ont conduit à la mort d'Yasiin Kawuma soit diligentée.

L'ONG indique que la violence exercée contre les journalistes et leur arrestation sont la preuve que les autorités ougandaises veulent dissimuler le comportement des forces de sécurité.

Les manifestations de lundi font suite aux informations faisant état d'actes de torture perpétrés sur le député d'opposition Bobi Wine.

Ses sympathisants ont pris d'assaut la rue pour demander sa libération et des poursuites contre les militaires qui l'ont torturé.

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