Le Maroc choqué par le calvaire d'une adolescente

Une manifestation contre les agressions sexuelles, à Casablanca (Maroc), en août 2017. Copyright de l’image AFP
Image caption Une manifestation contre les agressions sexuelles, à Casablanca (Maroc), en août 2017.

Le témoignage d'une adolescente marocaine disant avoir été kidnappée et violée au Maroc par un groupe d'hommes suscite une importante mobilisation sur les réseaux sociaux.

Une pétition a été lancée pour venir en aide à Khadija. Le hashtag #noussommestouskhadija, accompagné d'un dessin de femme nue, tatouée, le visage barré d'un "SOS", est devenu viral ces derniers jours après la publication de son témoignage dans des médias marocains.

Sur la vidéo publiée le 21 août, la fille âgée de 17 ans affirme avoir été enlevée par des garçons, il y a trois mois, devant le domicile de sa tante à Fqih ben Saleh, dans le centre du Maroc.

"Ils m'ont séquestrée pendant près de deux mois, violée et torturée (...) Je ne leur pardonnerai jamais, ils m'ont détruite", dit-elle, en montrant des tatouages et des traces de brûlures de cigarettes sur son corps.

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Selon son père, Mohamed Okkarou, trois de ses agresseurs, dont l'identité n'a pas été dévoilée, ont été arrêtés samedi.

Il affirme également que la première audience du procès aura lieu le 6 septembre. Au total, 12 personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire, a dit à l'Agence France-Presse Naima Ouahli, membre de l'Association marocaine des droits humains.

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La pétition destinée à lui fournir des soins et une aide psychologique avait recueilli dimanche soir plus de 3.400 signatures. Le sujet est d'autant plus sensible dans le royaume qu'il fait écho à de précédents faits divers ayant ému l'opinion.

Fin 2015, une mineure de 16 ans s'était immolée par le feu après avoir été victime d'un viol collectif. Ses agresseurs l'avaient fait chanter en la menaçant de diffuser des vidéos de son viol.

Les prévenus avaient été remis en liberté provisoire avant leur procès, ce qui avait suscité un scandale.

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