Plus de 600 écoles "clandestines" au Burkina Faso

Des élèves en classe à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso Copyright de l’image AFP
Image caption Des élèves en classe à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso

Le ministère burkinabé de l'Education nationale a dénombré dans les 13 régions du pays 649 écoles ouvertes sans autorisation de l'Etat.

Les autorités estiment, au terme d'une enquête, que 423 de ces écoles sont "récupérables", et il a été demandé à leurs responsables de les "régulariser".

Les autres écoles, 226 au total, ont été fermées.

Les établissements scolaires fermés n'étaient pas conformes aux critères requis par l'Etat et présentaient de "réels dangers et de graves risques d'insécurité" pour les élèves et les enseignants, selon le ministre de l'Education nationale, Stanislas Ouaro.

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Les écoles clandestines mais "récupérables" possèdent des infrastructures adéquates et sont conformes aux conditions exigées par le gouvernement.

Elles disposent d'"un cadre approprié" pour les apprenants et les enseignants, selon les enquêteurs du ministère de l'Education nationale.

Un délai de six mois a été accordé aux responsables de ces écoles pour les mettre en situation régulière.

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Une enquête menée par le ministère de l'Education nationale du 23 juillet au 4 août derniers, dans les établissements d'enseignement privé des 13 régions du pays, a permis d'identifier ces écoles.

L'enquête a été menée dans le but d'"assainir" le secteur de l'éducation, à quelques semaines de la rentrée scolaire prévue début octobre.

Le Burkina Faso compte 4.142 écoles privées agrées par l'Etat, selon le ministère de l'Education nationale.

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