Le parti présidentiel vainqueur des législatives en Mauritanie

Le parti du chef de l'Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz (en photo), conserve sa place de leader du parlement. Copyright de l’image AFP
Image caption Le parti de Mohamed Ould Abdel Aziz (en photo) conserve sa place de leader du parlement.

L'Union pour la République (UPR) a remporté le premier tour des élections législatives mauritaniennes du 1er septembre en faisant élire 67 députés, contre 14 pour Tewassoul, le parti d'opposition arrivé deuxième.

L'élection au parlement du militant anti-esclavagiste Biram Dah Abeid est le fait le plus marquant du premier tour des législatives.

Actuellement en détention, il s'est présenté sous la bannière du Sawab, un parti d'opposition.

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Les résultats du premier tour du scrutin législatif donnent une avance confortable à l'UPR, le parti du chef de l'Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Avec 67 députés, cette formation conserve sa position de première force politique du pays.

Il est en ballottage dans 12 circonscriptions pour 22 sièges de députés à pourvoir au second tour prévu le 15 septembre.

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Image caption Biram Dah Abeid, actuellement en détention, a été élu député.

L'UPR est suivie de loin par le Rassemblement national pour la réforme et le développement, un parti islamiste plus connu avec le nom de Tewassoul, qui obtient 14 députés.

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Tewassoul fait un léger recul par rapport à la précédente législature, dans laquelle il était représenté par 16 députés.

Il conserve toutefois sa place de leader de l'opposition parlementaire.

L'opposition dite radicale, qui avait boycotté les élections de 2013, fait son entrée au parlement avec 13 députés.

Il s'agit notamment des partis membres du Forum national pour la démocratie et l'unité, dont l'Union des forces du progrès, le Pacte national pour le développement et la démocratie, Al Moustaqbal et l'Avant-garde des forces du changement démocratique.

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Le recul de l'opposition dite modérée est l'un des faits remarquables du scrutin, avec une dizaine de sièges obtenus contre 13 dans l'assemblée sortante.

Certains partis et coalitions de partis pourraient déposer des recours auprès des instances chargées de l'arbitrage des élections, en attendant le second tour du scrutin législatif, qui était couplé avec des élections régionales et locales.

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