Interrogations sur l'effectivité de l'amnistie au Tchad

La maison d'arrêt de N'Djamena (archive) Copyright de l’image Getty Images
Image caption La maison d'arrêt de N'Djamena (archive)

L'amnistie générale signée par le président Tchadien Idriss Deby, il y a 4 mois, lors de la promulgation de la Constitution de la 4ème République suscite des interrogations.

Cette loi d'amnistie est en faveur des opposants politico-militaires du régime.

En visite dimanche à la maison d'arrêt de N'Djamena, Dinamou Daram, président du parti des Socialistes Sans Frontières, a estimé que l'amnistie n'est pas effective.

Il a cité les cas de Baba Laddé, un ancien chef rebelle et Moussa Tao, accusé de conspiration contre le régime, qui restent en prison.

Pour le Ministre de la justice garde des Sceaux, Djimet Arabi, l'ex-chef rebelle Baba Ladée est poursuivi pour des faits qui ne sont pas concernés par l'ordonnance portant amnistie générale.

Le texte prend en compte tous les faits commis entre 1991 et mai 2018.

En 2011, le président Deby avait amnistié tous les prisonniers de guerre appartenant aux différents groupes politico-militaires et gracié des chefs rebelles.

Ils avaient été condamnés à mort par la cour d'appel de N'Djamena pour ''s'être rendus coupables d'atteinte à l'ordre constitutionnel, à l'intégrité du territoire et à la sécurité de l'Etat''.

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