Le fils de Khashoggi est aux États-Unis

Arabie saoudite Copyright de l’image EPA
Image caption Salah Khashoggi a rencontré le prince héritier à Riyad

Le fils aîné du journaliste saoudien assassiné, Jamal Khashoggi, est arrivé aux États-Unis avec sa famille.

Salah Khashoggi s'était vu interdire de quitter l'Arabie Saoudite en raison des critiques de son père à l'égard des dirigeants du pays.

Un porte-parole américain a déclaré que le secrétaire d'État Mike Pompeo avait dit aux dirigeants saoudiens qu'il voulait que Salah Khashoggi, également citoyen américain, puisse retourner aux États-Unis et qu'il était "heureux" d'avoir été autorisé à le faire.

Des sources proches des Khashoggi ont indiqué à l'agence Reuters que lui et sa famille étaient arrivés d'Arabie saoudite par avion et avaient rejoint sa mère et ses trois frères et sœurs à Washington.

Jamal Khashoggi a été assassiné au consulat saoudien d'Istanbul il y a trois semaines, selon les enquêteurs.

Le procureur saoudien doit se rendre en Turquie dimanche où son homologue turque l'attend pour une rencontre sur cet assassinat qui a engendré une crise diplomatique entre Washington, Ankara et Riyad.

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Les autorités saoudiennes nient l'implication de la famille royale, y compris le prince héritier Mohammed Bin Salman, dans ce meurtre : une position soutenue par la Russie.

"Personne ne devrait avoir de raisons de ne pas les croire ", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov.

Ses commentaires contrastent avec les doutes des alliés occidentaux de l'Arabie saoudite, puisque Riyad a changé à plusieurs reprises sa version de ce qui s'est passé au consulat le 2 octobre.

La Russie indique clairement de quel côté elle se range, un autre signe des vastes répercussions géopolitiques qui découlent de cet assassinat.

Deux jours avant son arrivée aux Etats-Unis, Salah Khashoggi a été photographié recevant les condoléances du Prince héritier Mohammed.

Il a brièvement serré la main du roi et a donné ce que beaucoup considèrent comme un regard froid pendant la réunion apparemment mise en scène ce mardi.

Certains observateurs suggèrent que cette "mise en scène" publique pourrait être le prix qu'il a payé pour quitter le pays.

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