Des militaires américains sanctionnés pour une embuscade au Niger

Séance d'entraînement des soldats américains et nigériens, à Samara (Niger), en 2004 Copyright de l’image Getty Images
Image caption Séance d'entraînement des soldats américains et nigériens, à Samara (Niger), en 2004

L'armée américaine a sanctionné six militaires pour leurs rôles dans une opération qui avait coûté la vie à quatre de ses soldats et à quatre Nigériens, dans un guet-apens djihadiste en 2017 au Niger.

Une patrouille conjointe de 11 soldats des forces spéciales américaines et de 30 soldats nigériens a été attaquée par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés d'armes automatiques et de mitrailleuses, le 4 octobre 2017.

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L'attaque a eu lieu près du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, la capitale nigérienne.

En mai dernier, le ministère américain de la Défense avait rendu public le résumé d'un rapport d'enquête concluant à une série d'erreurs de la part des militaires américains.

Selon le rapport, les militaires s'étaient mal préparés avant d'être envoyés dans cette mission. Ils n'avaient pas reçu de feu vert à un niveau hiérarchique suffisamment élevé, selon le quotidien américain "The New York Times", cité par l'Agence France-Presse.

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Image caption Des militaires américains prennent part à des opérations antiterroristes, dans le Sahel, depuis plusieurs années.

Le journal affirme dans son édition de samedi que les militaires sanctionnés incluent deux membres de l'unité attaquée, le capitaine Mike Perozeni et son numéro deux.

Ils ont reçu des lettres de réprimande leur reprochant un entraînement préalable insuffisant et l'absence de simulations de combat avec les soldats nigériens.

Des lettres de réprimande, selon leur degré de sévérité, peuvent signifier la fin d'une carrière militaire. Deux officiers supérieurs ayant approuvé la mission n'ont en revanche pas été réprimandés, selon le journal.

Le ministère américain de la Défense n'a pas confirmé immédiatement ces informations.

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Le but de l'opération menée près de la frontière du Niger avec le Mali était de capturer un chef du groupe djihadiste Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Doundoun Cheffou, soupçonné d'être impliqué dans l'enlèvement de l'humanitaire américain Jeffery Woodke.

Mais les militaires n'ont pas trouvé leur cible. En repartant du village, ils avaient été attaqués par surprise par une cinquantaine de combattants lourdement armés.

Des chasseurs français étaient ensuite intervenus pour faire battre en retraite les assaillants.

L'embuscade avait provoqué un vif débat aux Etats-Unis sur la justification de la présence de 800 soldats américains dans le Sahel.

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