Le Zimbabwe, un an sans Mugabe

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Image caption Mugabe n'est plus présent à la tête du pays mais son système demeure dénonce l'opposition

Cela fait un an que l'armée zimbabwéenne a organisé un coup d'État pour forcer le président Robert Mugabe à quitter le pouvoir.

12 mois plus tard, le pays est toujours aux prises avec son héritage socio-politique et économique après 37 ans de règne de "Comrade Bob".

Le successeur du "camarade Mugabe", Emmerson Mnangagwa, a remporté une élection contestée et les autorités insistent sur le fait qu'elles font des progrès pour mettre fin à l'isolement politique du pays et à une longue crise économique.

Le gouvernement promet une nouvelle ère de transparence et de responsabilité, et ce qu'il appelle des réformes indispensables et difficiles pour équilibrer le budget national.

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Cela signifie de nouveaux impôts, la privatisation et des réductions drastiques de la masse salariale de la fonction publique.

Mais de nombreux Zimbabwéens sont sceptiques.

La valeur de la monnaie locale s'est effondrée, faisant grimper en flèche les prix de nombreux produits de base.

La Zanu-PF toujours au pouvoir

Les promesses de changement post-Mugabe laissent la population quelque peu dubitative en raison de la présence aux affaires des mêmes têtes qui ont géré le pays avec Robert Mugabe.

La Zanu-PF est toujours au pouvoir et les nominations dans les hautes sphères du pouvoir ne reflètent pas une volonté de transformer le pays et de relancer son économie en ruine bien que le Zimbabwe ait retrouvé un calme qui pourrait favoriser l'installation de nouveaux investisseurs.

Le changement de régime aurait pu servir la cause de la démocratie et de la liberté d'expression.

Or les dernières élections sont venues rappeler les heures sombres du régime Mugabe.

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Image caption Les promesses d'Emmerson Mnangagwa tardent à se concrétiser

Les opposants qui ont refusé le verdict des urnes dénonçant des fraudes massives ont été traqués alors même que les observateurs qui saluaient l'avènement d'une nouvelle ère n'avaient pas encore quitté le pays.

Les heurts entre l'armée et les partisans de l'opposition qui appellent au départ de la vieille classe politique se sont soldés par la mort de six personnes.

L'armée zimbabwéenne a déclaré à une commission d'enquête que ses soldats n'avaient pas tué de civils lors des manifestations dans la capitale, Harare, qui ont éclaté après le scrutin controversé du 30 juillet.

Les partisans du leader de l'opposition, Nelson Chamisa, se sont heurtés aux forces de sécurité dans les rues de la capitale après avoir affirmé que le parti au pouvoir, le Zanu-PF, avait organisé des fraudes.

Une commission d'enquête indépendante de sept membres - créée en août et dirigée par l'ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe - a entendu l'armée et d'autres témoignages pour situer les responsabilités dans la mort de manifestants.

La relance économique par le pétrole

Le changement se fait toujours attendre entre difficultés économiques, crises sanitaires et précarité notamment dans les zones rurales.

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Zimbabwe: Une élection contestée

C'est dans ce contexte de morosité que le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a annoncé la découverte de gisements potentiels de pétrole et de gaz dans le nord du pays.

La société minière australienne Invictus Energy, en partenariat avec le gouvernement, doit déterminer si le forage est possible.

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Un puit d'exploration sera creusé par Invictus dans le district de Muzarabani d'ici deux ans, avait indiqué le président début novembre.

Le Zimbabwe traverse sa pire crise économique depuis une décennie et les pénuries de carburant sont un problème fréquent ainsi que les coupures d'électricité.

Invictus Energy a cependant indiqué que sans un forage plus poussé, il sera difficile de dire si le pays a des gisements susceptibles d'être exploités.

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