Un garçon de 9 ans "tué pour n'avoir pas fait ses devoirs "

La police a arrêté les quatre membres de la famille Copyright de l’image Getty Images
Image caption La police a arrêté les quatre membres de la famille

Quatre membres d'une même famille ont été arrêtés après qu'un garçon de neuf ans a été battu à mort à son domicile à Mulhouse, dans l'est de la France.

Des sources policières indiquent aux médias locaux que le garçon avait refusé de faire ses devoirs et qu'il avait été frappé avec un manche à balai.

Le frère aîné, la sœur et la demi-sœur du garçon étaient tous présents au moment de l'incident.

Bien que sa mère n'était pas là, elle aussi a été arrêtée et était au courant de ce qui se passait, selon les policiers.

La mort de l'enfant aux premières heures du dimanche a provoqué une veillée dans le centre de Mulhouse parmi les habitants qui se sont rassemblés autour de ses parents.

Mais les récits initiaux de la famille sur ce qui s'était passé et l'examen post-mortem qui a suivi ont incité la police à poursuivre son enquête.

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Des ecchymoses ont été découvertes sur le corps du garçon, en particulier sur ses pieds, d'après le site Web d'Alsace DNA.

Bien qu'il ait subi un arrêt cardiaque, les pathologistes ont dit que la cause du décès avait été les coups qu'il avait subis, selon l'ADN.

Selon une source policière, il aurait été frappé avec des objets contondants.

La mère de l'enfant s'était absentée de la maison pour un voyage d'affaires mais avait activement encouragé sa punition parce qu'il ne voulait pas faire ses devoirs, selon les médias français.

Les quatre membres de la famille étaient détenus à Mulhouse jeudi et devaient comparaître devant le procureur local dans le cadre d'une enquête judiciaire.

Bien que le frère aîné de 19 ans soit soupçonné d'avoir commis le meurtre, un juge d'instruction tentera de faire la lumière sur cette tragédie.

La mort du garçon survient à un moment où l'Assemblée nationale française est sur le point d'envisager l'interdiction de la gifle.

Les deux propositions visent à ce que les enfants aient droit à une éducation exempte de violence et à ce que les détenteurs de l'autorité parentale ne soient pas autorisés à utiliser "des moyens d'humiliation tels que la violence physique ou verbale, les châtiments corporels et les abus moraux".

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