Une université sud-africaine expulse des étudiantes enceintes

La ministre sud-africaine des Femmes, Bathabile Dlamini, considère l'expulsion des étudiantes comme des "violences graves basées sur le sexe". Copyright de l’image Getty Images
Image caption La ministre sud-africaine des Femmes, Bathabile Dlamini, a dénoncé l'expulsion des étudiantes de l'université du Zululand.

Les autorités d'Afrique du Sud affirment que l'expulsion des étudiantes enceintes de l'université du Zululand est de nature à "perpétuer les inégalités entre les sexes".

Au moins une jeune femme enceinte a été expulsée d'une résidence universitaire de cette région située dans le nord-est du pays, a dit à l'Agence France-Presse le porte-parole de la commission nationale pour l'égalité entre les sexes, Javu Baloyi.

"On nous a dit qu'il y avait d'autres cas", a ajouté M. Baloyi sans pouvoir donner un chiffre précis.

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La ministre sud-africaine des Femmes, Bathabile Dlamini, affirme dans un communiqué qu'"il s'agit de violences graves basées sur le sexe".

"Les étudiantes ne sont pas tombées enceintes seules. Expulser des femmes et laisser leurs partenaires ne fait que perpétuer les inégalités entre les sexes, parce que (…) vous privez les jeunes femmes de leur droit à l'éducation", a-t-elle ajouté.

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"Vous menacez de défaire des décennies de combat des femmes contre les barrières sociales, politiques et économiques qui nous ont laissées aux portes de l'éducation supérieure", a dénoncé la responsable de la Ligue des femmes du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

En 2016, l'attribution de bourses scolaires, toujours dans la province du KwaZulu-Natal, dans le nord-est du pays, à des jeunes filles à condition qu'elles soient vierges avait aussi provoqué l'indignation des autorités sud-africaines.

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