Un haut gradé dénonce la "corruption" dans la gendarmerie

Copyright de l’image Getty Images
Image caption Les forces de sécurité; gendarmes et policiers sont très souvent accusés de racket dans nombre de villes africaines. Si certains agents cèdent à la tentation de l'argent facile, d'autres disent et luttent contre la corruption.

Le commandant de la gendarmerie territoriale sénégalaise a révélé, dans une note de service, l'existence dans certaines brigades de caisses illégales alimentées par le fruit de ce racket sur les routes.

Le porte-parole de la gendarmerie sénégalaise a indiqué que des mesures seront bientôt prises pour y mettre un terme.

La note de service date du 28 novembre, mais c'est seulement ce week-end qu'elle a fuité dans la presse.

Le Sénégal opte pour le bracelet électronique

Dans le document, dont la BBC a obtenu copie, le commandant de la gendarmerie territoriale sénégalaise, le général de brigade Moussa Fall indique avoir constaté l'existence dans certaines brigades de caisses ouvertes sans aucun fondement légal.

Des caisses qui, selon lui, vont de 10 mille et 15 mille francs CFA par jours à 100 mille par semaine et qui sont alimentées par un racket organisé par des responsables des brigades.

Le général de brigade Moussa Fall cite le cas de trois brigades des légions de gendarmerie sud, centre ouest et centre, tout en précisant que des investigations ont révélé qu'il s'agit d'une pratique à l'échelle nationale.

En réaction, le coordonnateur du Forum Civil, branche sénégalaise de Transparency International a fait un post sur Twitter dans lequel il dit saluer le courage du général Moussa Fall qui considère que la corruption dans les services de sécurité est une réelle menace pour la stabilité intérieure et sous régionale.

Lire plus