Le Burundi refuse le retrait de ses troupes de l’Amisom

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Image caption Des soldats Burundais de l'AMISOM

Les présidents burundais et somaliens ont demandé mardi de toute "urgence" un sommet des chefs d'état des pays contributeurs de troupes de la Force africaine en Somalie.

Ce sommet devra réexaminer la question du retrait annoncé de 1.000 soldats du contingent burundais de Somalie d'ici au 28 février.

En décembre 2018, l'UA avait demandé au seul Burundi le retrait de 1.000 soldats de son contingent dans le cadre d'un programme de désengagement progressif de l'AMISOM.

Le gouvernement burundais continue de contester cette décision.

La présence de soldats burundais en Somalie constitue une source de revenus en devises pour le Burundi.

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Selon une source de l'UA, la liste des 1.000 Burundais à rapatrier a déjà été dressée et les vols qui doivent les ramener au Burundi sont programmés du 21 au 26 février.

Des sources de l'UA et burundaises assurent que le ministre burundais de la Défense est décidé à engager un bras de fer, en assurant que le Burundi ne va pas retirer de Somalie plus de 400 soldats.

Le ministre burundais des Affaires étrangères, vient de séjourner en Égypte où il a obtenu le soutien du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, nouveau président en exercice de l'UA, selon un cadre de haut niveau de ce ministère.

Le président Pierre Nkurinziza a invité son homologue somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, qui a effectué une visite officielle lundi et mardi au Burundi.

Le Burundi, deuxième pays contributeur de troupes de l'AMISOM, a payé un lourd tribut en Somalie. Des sources militaires estiment entre 800 et 1.000 le nombre de soldats burundais tués en Somalie sur un effectif estimé à plus de 5000 hommes.

La décision de réduire les effectifs de l'AMISOM n'est pas nouvelle. Adoptant à l'unanimité la résolution 23-72, les membres du Conseil de sécurité ont décidé en 2017 de proroger le mandat de la Mission de l'Union africaine en Somalie et de réduire les troupes déployées dans le pays de la corne de l'Afrique.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab islamistes ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions.

Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

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