Ethiopian Airlines : six mois pour identifier les victimes

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Image caption Le personnel de l'ONU honore son personnel décédé lors d'une cérémonie sur le lieu de l'accident près d'Addis-Abeba

Il faudra au bas mot six mois pour identifier les victimes du Boeing 737 Max d'Ethiopian Airlines.

Ethiopian Airlines a donc proposé aux proches de 157 victimes du Boeing 737 Max de dimanche dernier d'enterrer des sacs de terre brûlée à la place de leurs proches.

La terre du site de l'accident est mise à disposition pour un service prévu à Addis-Abeba dimanche, rapporte Reuters.

Des sources ont indiqué aux familles qu'il pouvait falloir jusqu'à six mois pour identifier les restes des victimes. Les certificats de décès devraient être délivrés dans deux semaines.

Des pays du monde entier ont immobilisé les 737 Max 8 et 9 après le crash du vol 302 le 10 mars.

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Le ministre éthiopien des Transports a déclaré samedi qu'il faudra peut-être "beaucoup de temps" aux enquêteurs pour trouver la cause de l'accident impliquant le nouvel avion.

"Une enquête d'une telle ampleur exige une analyse minutieuse et beaucoup de temps pour aboutir à quelque chose de concret ", a déclaré Dagmawit Moges lors d'une conférence de presse.

Les proches des passagers tués dans l'incident sont encouragés à fournir des échantillons d'ADN soit à Addis-Abeba, soit dans les bureaux d'Ethiopian Airlines à l'étranger.

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Image caption Hommage aux victimes quelques jours après le crash

Les familles endeuillées par les victimes se voient offrir un sac de terre calcinée de 1 kg (2,2 lb) à enterrer dans le cadre du service de dimanche dans la capitale éthiopienne, rapporte l'agence de presse AP.

"La terre est arrivée alors qu'il devenait impossible d'identifier les corps et de remettre les dépouilles aux membres de la famille", aurait déclaré le parent d'une victime, ajoutant qu'il n'y avait pas d'autres moyens de le faire : "Nous n'aurons pas de repos tant qu'on ne nous aura pas donné le vrai corps ou les parties du corps de ceux que nous aimons."

Des passagers de plus de 30 pays étaient à bord du vol Ethiopian Airlines d'Addis-Abeba à Nairobi. L'enquête éthiopienne sur l'accident est assistée par des équipes du monde entier, dont les États-Unis et la France.

L'enregistreur de données de vol (FDR) et l'enregistreur vocal du cockpit (CVR) de l'avion, ou boîtes noires comme on les appelle souvent, ont été retrouvés et les enquêteurs espèrent qu'ils feront la lumière sur la tragédie.

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