Élection présidentielle dimanche aux Comores

Azali Assoumani, le président sortant, est candidat à sa propre succession. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Azali Assoumani, le président sortant, est candidat à sa propre succession.

Les Comoriens vont élire leur président dimanche 24 mars. Treize candidats, dont le président sortant Azali Assoumani, sont en lice.

La Cour suprême a rejeté les candidatures des principaux adversaires du président sortant.

Cette décision de la Cour suprême donne M. Assoumani favori de ce scrutin présidentiel.

A l'exception d'une tentative d'assassinat sur le président sortant, la campagne s'est déroulée dans le calme à la Grande Comores, à Anjouan et à Mohéli, selon Yasine Mohabuth, un correspondant de BBC Afrique dans la région, basé à Port-Louis (Ile Maurice).

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Azali Assoumani, candidat à sa propre succession, a bouclé sa campagne par un meeting au stade Ajao, à Moroni, la capitale.

"J'ai conscience du poids des responsabilités qui sont les miennes aujourd'hui et de l'espoir que représentent ces élections pour notre pays. Pour moi, l'émergence repose sur la paix, la stabilité et l'autosuffisance alimentaire des Comores", a-t-il déclaré lors de son dernier meeting.

"Mon programme vise à développer le pays et à améliorer sensiblement les conditions de vie des Comoriennes et des Comoriens", promet M. Assoumani.

Image caption Un meeting du candidat Azali Assoumani

Le président sortant a visité un hôpital en construction et a rencontré des sportifs et des agriculteurs. Il a évoqué le renforcement de l'unité des trois îles du pays.

Mahamadou Ahamada, un candidat indépendant soutenu par le parti Juwa, a terminé sa campagne par un meeting à Anjouan. Il a demandé au peuple comorien de garder le calme et la sérénité.

"Ma candidature est motivée par la stabilité de mon pays. Je pense que mon pays risque de sombrer à cause des réformes constitutionnelles proposées par l'actuel président. Je n'ai pas envie de laisser ce pays éclater", a dit M. Ahamada.

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L'avocat et ancien ministre Fahmi Said Ibrahim, candidat sans succès à la présidentielle de 2016 et membre du parti Juwa, parle d'un "engagement avec le peuple".

"J'ai un projet politique que je veux soumettre au peuple comorien, pour qu'on envisage ensemble d'aller de l'avant", a-t-il dit.

Image caption Un meeting de l'opposant Mahamadou Ahamada au stade Ajao, à Moroni, la capitale

Mohamed Soilihi, lui, mise sur les visites rendues aux Comoriens dans des coins très éloignés. Cet officier militaire, novice en politique, voit sa cote de popularité monter auprès de ses compatriotes.

Surnommé affectueusement "Campagnard", il prône l'unité de la nation.

"Je suis venu pour rassembler, pour avoir un État unitaire et un peuple solidaire", promet M. Soilihi.

La Commission électorale nationale indépendante est chargée de l'organisation de l'élection présidentielle.

Le scrutin, durant lequel 309.137 électeurs doivent voter, est supervisé par l'Union africaine et des observateurs des pays d'Afrique de l'Est.

Les Comores, pays situé dans l'océan Indien, compte près de 814.000 habitants, selon la Banque mondiale.

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