"Cette histoire ne se répètera pas", jure Kagame

Le président rwandais Paul Kagame Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le président rwandais Paul Kagame

S'exprimant au début d'une semaine d'événements marquant les massacres, le chef de l'État rwandais a déclaré que le Rwanda était redevenu une "famille".

Il a allumé une flamme du souvenir lors d'une cérémonie au Mémorial du génocide de Kigali, où plusieurs des quelque 800 000 victimes sont enterrées.

Le Rwanda observera 100 jours de deuil national pour les victimes, des Tutsis pour la plupart, qui ont été massacrés par des extrémistes hutus.

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Image caption Paul Kagame a allumé la flamme du souvenir pour la mémoire des victimes, au Mémorial du génocide, à Kigali, aux côtés de son épouse Jeannette, de Moussa Faki, le président de la Commission de l'UA, et de celui de la Commission de l'UE, Jean-Claude Juncker.

Paul Kagame dirigeait le groupe rebelle qui a mis fin au génocide. Il est à la tête du pays depuis lors.

"En 1994, il n'y avait pas d'espoir, seulement les ténèbres. Aujourd'hui, la lumière irradie de cet endroit. Comment cela est arrivé ? Le Rwanda est redevenu une famille", a déclaré M. Kagame.

Il s'exprimait lors d'une cérémonie au Centre de conventions de Kigali, considéré comme le symbole de la modernité de la capitale rwandaise et du renouveau du pays en 25 ans.

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Image caption Les cérémonies marquant le 25e anniversaire du génocide rwandais se sont ouvertes en présence de nombreux dirigeants africains.

"Notre peuple a porté un immense poids sans se plaindre ou presque. Cela nous a rendus meilleurs et plus unis que jamais. Rien n'aura jamais plus le pouvoir de tourner les Rwandais les uns contre les autres. Cette histoire ne se répètera pas. C'est notre ferme engagement", a assuré M. Kagame.

Le déclencheur du génocide a été l'assassinat, le 6 avril 1994, du président rwandais Juvénal Habyarimana, un Hutu.

Les massacres n'ont pris fin que grâce à l'entrée, le 4 juillet, à Kigali, de la rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), avec à sa tête un jeune chef militaire de 36 ans, Paul Kagame.