Au Gabon, de hauts responsables suspendus de leurs fonctions pour trafic de bois

5.000 mètres cubes de Kevasingo, un bois rare interdit d'exploitation, ont été découverts dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises. (Image d'archives) Copyright de l’image AFP/GettyImages
Image caption Selon les autorités gabonaises, 5 000 mètres cubes de kevasingo ont été découverts dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises (Image d'archives).

Le directeur de cabinet du ministère des Eaux et Forêts et celui de l'Economie, ainsi que d'autres personnes sont suspendus de leurs fonctions suite à des soupçons de complicité dans un trafic de kevazingo, un bois rare interdit d'exploitation.

Les résultats d'une enquête confiée à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire ont relevé à ce jour des graves et inadmissibles dysfonctionnements, ainsi que des complicités actives et passives dans les administrations des eaux et forêts et des douanes, a déclaré jeudi Nanette Longa-Makinda, porte parole du gouvernement gabonais.

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Fin février et début mars, près de 5 000 mètres cubes de kevazingo, un bois rare interdit d'exploitation, d'une valeur d'environs sept millions d'euros (4,6 milliards de francs CFA) ont été découverts dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises au port d'Owendo, à Libreville, la capitale du Gabon.

Le bois avait été été mis sous scellés par la justice.

Une partie du kevazingo était chargée dans des conteneurs sur lesquels figuraient le tampon du ministère des Eaux et Forêts indiquant une cargaison d'okoumè, une essence de bois dont l'exploitation est autorisée.

Après la découverte de documents falsifiés en lien avec le bois mis sous scellés, le responsable de ce ministère au port d'Owendo et son équipe, soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic, avaient été arrêtés.

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