En Algérie, deux dossiers de candidature déposés pour la présidentielle

Les manifestants opposés à la tenue l'élection présidentielle ont rendu difficile la collecte de 60 000 signatures d'électeurs exigée de chacun des candidats pour le parrainage de leur candidature. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Les manifestants opposés à la tenue l'élection présidentielle ont rendu difficile la collecte des 60 000 signatures réclamée aux candidats.

Les candidatures d'Abdelhakim Hamadi et de Hamid Touahri ont été reçues après l'expiration du délai fixé samedi 25 mai à minuit, selon notre correspondant à Alger, Mohamed Arezki Himeur.

La réception de ces deux dossiers au-delà du délai indiqué jette le doute sur leur recevabilité.

La radio nationale algérienne a annoncé dimanche matin qu'"aucune candidature" n'avait été déposée avant la date butoir de samedi soir.

Mais le Conseil constitutionnel déclare dans un communiqué avoir "enregistré le dépôt de deux dossiers" de candidature, ceux d'Abdelhakim Hamadi et de Hamid Touahri.

Lire aussi :

L'humour, star des manifestations en Algérie

Abdelaziz Bouteflika a démissionné

Selon le communiqué, les membres du Conseil vont "statuer sur la validité des deux dossiers", dans 10 jours, le délai que leur donne la loi électorale.

Abdelhakim Hamadi et Hamid Touahri ne sont pas connus du grand public en Algérie.

Selon des médias locaux, M. Hamadi avait déjà déposé un dossier de candidature pour l'élection initialement prévue le 18 avril.

Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a dit vouloir s'en tenir aux délais constitutionnels fixés pour la durée de son mandat.

Le scrutin prévu le 4 juillet est catégoriquement rejeté par le mouvement de contestation populaire, qui réclame le départ de l'ensemble du "système" qui a dirigé le pays pendant 20 ans avec Abdelaziz Bouteflika.

Ce mouvement rejette la tenue de l'élection présidentielle tant que cette revendication n'est pas satisfaite.

Soixante-dix-sept sept dossiers de candidature avaient été retirés auprès du ministère de l'Intérieur en vue du scrutin.

Mais la collecte des 60 000 signatures exigées de chacun des candidats pour leur parrainage a été rendue difficile par le refus des manifestants opposés à la tenue cette élection.

Lire aussi :

Des hommes d'affaires arrêtés en Algérie

En Algérie, Abdelkader Bensalah nommé président par intérim

Deux des partis qui avaient annoncé leur intention de concourir se sont retirés de la course.

Aucun grand parti au pouvoir ou d'opposition n'a désigné un candidat.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, désigné le 9 avril, a dit vouloir s'en tenir aux délais constitutionnels fixés pour la durée de sa présidence.

Un nouveau chef de l'État doit être élu dans les 90 jours suivant le début de l'intérim.

Lire aussi :

Le président algérien par intérim appelle au dialogue

L'Algérie est secouée depuis le 22 février par des manifestations massives déclenchées par la volonté du président Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat.

M. Bouteflika a démissionné le 2 avril sous la pression de la rue et de l'armée.

Sur le même sujet