En Afrique du Sud, un gouvernement paritaire entre hommes et femmes

Nkosazana Dlamini-Zuma est la nouvelle ministre de la Gouvernance. Copyright de l’image Reuters
Image caption Nkosazana Dlamini-Zuma est la nouvelle ministre de la Gouvernance.

Les femmes constituent la moitié des membres du nouveau gouvernement constitué par le président sud-africain. C'est une première dans l'histoire du pays.

Les Sud-Africains se sont réjouis de la parité entre les hommes et les femmes, selon Milton Nkosi, un correspondant de la BBC à Johannesburg.

Beaucoup d'entre eux espèrent que la présence des femmes contribuera à réduire la pauvreté, en particulier chez les femmes rurales.

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Tanya Cohen, de Business Unity South Africa (Busa), estime que le fait d'avoir, dans ce gouvernement, des femmes aux compétences avérées comme Naledi Pandor, la ministre des Affaires étrangères est un "bon signe".

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Image caption Naledi Pandor est la nouvelle ministre des Affaires étrangères.

La nomination de l'ancienne maire du Cap, Patricia de Lille, est le changement le plus inattendu du gouvernement.

Elle a fondé le Good Party après avoir été poussée à la démission par ses camarades de l'Alliance démocratique, le principal parti d'opposition.

Cette femme, qui a une longue expérience de la politique sud-africaine, va diriger le ministère du Développement des infrastructures.

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Image caption Patricia de Lille va diriger le ministère du Développement des infrastructures.

L'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a perdu de justesse l'élection à la présidence de l'ANC en 2017, au profit de M. Ramaphosa, conserve sa place au gouvernement.

La journaliste sud-africain Verashni Pillay a déclaré à l'émission "Newsday" de la BBC que cette décision de Cyril Ramaphosa était une "surprise" pour ses compatriotes.

M. Ramaphosa a réduit le nombre de ministres. De 36 dans le précédent gouvernement, ils sont 28 dans le nouvel exécutif.

Les Combattants de la liberté économique, dirigés par l'opposant Julius Malema, déclarent dans un communiqué que la réduction de la taille du gouvernement relève de la "malhonnêteté" parce que, en même temps, le président a augmenté le nombre de vice-ministres.

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