Le Soudan veut sanctionner la répression contre les manifestants

Des manifestants commémorent les massacres de dizaines de personnes tuées le 3 juin 2019, lors de la répression d'une manifestation à Khartoum. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Des manifestants commémorent les massacres de dizaines de personnes tuées le 3 juin 2019, lors de la répression d'une manifestation à Khartoum.

La justice soudanaise affirme qu'au moins huit officiers militaires seront poursuivis en justice pour des crimes contre l'humanité après la mort de manifestants pro-démocratie, le 3 juin dernier.

Le chef du comité chargé d'enquêter sur les massacres du 3 juin, Fath al-Rahman Saeed, déclare que 87 personnes ont été tuées et 68 autres blessées lors d'une répression menée contre les manifestants à Khartoum, la capitale.

Des médecins proches du mouvement de contestation soutiennent que près de 130 personnes ont péri dans les massacres du 3 juin.

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Selon le principal groupe de protestation contre le gouvernement militaire de transition, le rapport du procureur faisant état de 87 morts et de 68 blessés a été élaboré à partir de chiffres inexacts du ministère de la Santé.

En vertu du droit militaire soudanais, les crimes contre l'humanité peuvent être punis de la peine de mort.

Certaines victimes de la répression des manifestations du 3 juin ont été jetées dans le Nil, fleuve qui longe Khartoum.

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