3000 fonctionnaires avec de faux diplôme au Tchad

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Image caption Le président tchadien Idriss Deby face aux médias à Berlin, à la suite d'un entretient avec la chancelière allemande Angela Merkel le 12 octobre 2016.

Plus de 3000 fonctionnaires tchadiens soupçonnés de détenir de faux diplômes pourraient être privés de leurs salaires du mois d'août s'ils ne régularisent pas leur situation.

L'administration croit qu'ils sont des fonctionnaires fictifs.

Ils risquent la radiation de la fonction publique.

Ce sont en tout 17 mille fonctionnaires qui sont pointés du doigt au départ au terme d'un audit qui a relevé des cas de faux diplômes de fonctionnaires fictifs.

14 mille ont régularisé leur situation.

A ce jour, "3356 ne se sont pas présentés pour confirmer leur intégration à la fonction publique et ils n'auront donc pas leur salaire du mois d'août", a indiqué Ali Mbodou Mbodoumi, ministre tchadien de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue social.

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Image caption Une photo prise depuis un toit montre une vue de la capitale tchadienne N'djamena, le 3 novembre 2018.

"Cela importe de prendre une mesure conservatoire qui consiste à suspendre les salaires de ces agents à l'effet de nous produire aussi rapidement leurs dossiers afin de procéder à la vérification de l'authenticité de leurs diplômes. La radiation est une disposition légale et nous sommes pas à ce niveau" à expliqué le ministre.

Il est reproché à ces fonctionnaires de ne pas disposer de documents prouvant leur intégration à la fonction publique.

Parmi les 10 ministères concernés par cet audit de diplômes, l'Education nationale détient le gros lot avec 2600 agents, suivi de la Santé.

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Le ministre de la Fonction publique tient ainsi à vérifier la validité des diplômes des concernés qui ne se sont pas présentés depuis un an.

De leur côté, les syndicats des travailleurs affirment que si les 3000 fonctionnaires sont effectivement fictifs, cela pourrait contribuer à rétablir le salaire des fonctionnaires ponctionnés depuis janvier 2018.

Brahim Ben Seid, secrétaire général de la Confédération Libre des Travailleurs Tchadiens, estime que "trois mille agents de moins sur la liste de la fonction publique représente un gain et cela peut amélioration la situation des fonctionnaires qui vivent dans la précarité".

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Image caption Des femmes vendent des légumes au marché de N'djamena le 12 avril 2016.

Les autorités préviennent que si les agents concernés par cette mesure conservatoire ne se sont pas présentés avec leur diplômes, il seront tout simplement radiés de la fonction publique.

Par ailleurs, le gouvernement annonce un recrutement de 20 mille jeunes en 2020.

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