Les communicateurs gabonais réclament une meilleure répartition de la redevance audiovisuelle

Gabon, siège de la RTG télévision nationale Copyright de l’image Getty Images
Image caption Les agents du média national sont également insatisfaits.

Le syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), les agents des organes de presse publique, observent une grève générale à partir de ce lundi.

"Nous voulons une mise en place d'une commission de clarification où nous aurons en face de nous, les responsables de canal, du Trésor public, du ministère de la communication, les directeurs généraux et les présidents du conseil d'administration et le partenaires sociaux que nous sommes pour que la lumière soit faite autour de cette affaire. Mais le ministre ne l'entend pas de cette oreille", déplore Olivier Makaya le président du syndicat des professionnels de la communication (Syprocom) au Gabon.

Il affirme que "depuis 1992 jusqu'en 2016, les communicateurs de l'audiovisuel public sont mal payés". Il confie s'être battu pour solliciter de la part du gouvernement une redevance audiovisuelle et cinématographique afin d'améliorer les conditions des communicateurs gabonais.

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"Nous n'avons pas été soutenus par les politiques. Ce n'est qu'en 2017 que le traitement de la réforme de l'audiovisuel public a pu voir effectivement le jour", note Olivier Makaya.

Depuis que les usagers paient la redevance audiovisuelle, les professionnels de la communication ne comprennent pas pourquoi "l'argent récolté ne sert pas à payer véritablement la production audiovisuelle au Gabon, ni à améliorer les conditions de vie et de travail des communicateurs", s'insurge le président du Syprocom.

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