Denise Nkurunziza, la première dame du Burundi, chante pour les femmes infertiles

La première dame du Burundi chante contre la violence faite aux femmes infertiles Copyright de l’image Papy Jamaica
Image caption La première dame du Burundi chante contre la violence faite aux femmes infertiles

Le clip vidéo s'ouvre sur la scène d'une femme qui accueille son mari à la maison et l'invite à dîner.

Pour toute réaction, elle se fait cracher dessus tout en recevant des coups.

"Vous n'êtes d'aucune utilité dans cette maison", dit-il.

"Ton ventre est toujours plein de haricots, alors que celui des autres femmes est rempli de bébés", déclare le mari.

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C'est là où la Première dame entre en scène en s'introduisant dans le salon du couple sans enfants.

Avec un ton conciliant, elle explique : "On n'est sûr de l'infertilité qu'après avoir vu le médecin. L'infertilité peut arriver aux hommes ou aux femmes", chante-t-elle.

Dans la séquence suivante, la Première dame se met alors à chanter et à danser avec d'autres danseuses et musiciens.

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Image caption Le couple présidentiel burundais a cinq enfants et en a adopté plusieurs autres.

"Les femmes ne sont pas créées juste pour être appelées mères. Elles sont capables de beaucoup plus ", dit le chœur.

'La fertilité implique deux personnes'

Mme Nkurunziza, âgée de 49 ans et mariée au président Pierre Nkurunziza depuis 1994, a appelé les maris à subvenir aux besoins de leur femme.

"La fertilité implique deux personnes et l'infertilité ne devrait pas être une source de conflit ", chante-t-elle.

Sa nouvelle chanson - Umukenyezi Arengeye Arengeye Kuvyara Gusa (A Woman is More than Just Giving Birth) - qui a été diffusée sur WhatsApp plus tôt cette semaine semble être la première chanson profane.

Madame Nkurunziza a parfois chanté avec une chorale d'église.

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La Première dame s'est attirée les éloges de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux pour le message contenu dans sa dernière vidéo, bien que certains aient dit que les hommes peuvent aussi être victimes de violence de la part de leur conjointe.

Dans la société patriarcale du Burundi, les couples ont honte s'ils n'ont pas d'enfants - et leur infertilité est généralement imputée à la femme.

Certains couples se séparent même en conséquence.

Le couple présidentiel, qui a cinq enfants, en a adopté plusieurs autres.

Il est connu pour être religieux et organise régulièrement des rencontres de prière.

Mme Nkuruziza, qui a déjà travaillé comme agent d'immigration, est un pasteur ordonné.

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