Grève illimitée des magistrats en Algérie

Copyright de l’image Getty Images
Image caption Les Magistrats algériens sont contre l'ingérence du pouvoir dans leurs activités

Les juges et procureurs algériens ont entamé dimanche une grève illimitée pour réclamer leur indépendance vis à vis du gouvernement.

Les "toges noires" à travers le Syndicat national des magistrats (SNM) entendent dénoncer la "mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire".

Le SNM demande au gouvernement de revenir sur sa décision d'affecter les trois quarts des effectifs de la magistrature soit quelques 3000 personnes.

Le pouvoir politique a empiété sur les prérogatives du Conseil supérieur de la magistrature en décidant un vaste mouvement d'affectation déclare le SNM.

Le ministère de la justice, pour sa part, a affirmé que les affectations dénoncées ont été validées à l'unanimité par les membres du Conseil de la magistrature.

Ce conseil présidé par le chef de l'état décide des nominations et des mutations des magistrats.

Mobilisation pour une sortie de crise en Algérie

Deux projets de loi pour accélérer les élections en Algérie

Dix magistrats élus par leurs pairs y siègent aux côtés du ministre de la Justice et du président de la Cour Suprême.

A quelques semaines des élections beaucoup craignent que cette grève si elle perdure n'impacte négativement sur les échéances électorales

En Algérie, les juges sont essentiels dans l'organisation des scrutins. Ils sont chargés de superviser le fichier électoral et de recenser les résultats du vote de toutes les localités du pays.

Sur le même sujet

Lire plus