L'Ouganda veut "lutter contre la criminalité grâce à WhatsApp"

Logo WhatsApp Copyright de l’image Getty Images
Image caption Les autorités ougandaises veulent utiliser le réseau social pour lutter contre la criminalité

La police ougandaise prévoit d'utiliser les groupes WhatsApp pour lutter contre la criminalité dans la capitale, Kampala, a déclaré le chef de la police Asan Kasingye, cité par le journal Monitor.

Cette mesure ne fera pas grand-chose pour éviter ce que Freedom House, organisme non gouvernemental, qualifie de "fort sentiment que la surveillance s'est étendue ces dernières années" en Ouganda.

Plus tôt cette année, le gouvernement ougandais a été forcé de nier avoir piraté le groupe de discussion WhatsApp du député de l'opposition Bobi Wine.

Dans le cadre du système proposé par la police, les résidents seraient ajoutés à des groupes sur les plateformes de messagerie où ils pourraient signaler les crimes aux autorités locales, ce qui réduirait leur "temps de réponse" et ainsi leur permettra d'intervenir rapidement sur le terrain.

Lire aussi:

Au moins 30 maisons et usines ont été attaquées par des gangs armés à Kampala et dans sa périphérie au cours des dernières semaines, rapporte l'Ong Freedom House.

Les hôtels et maisons d'hôtes ont également reçu l'ordre de partager quotidiennement des informations sur leurs clients.

"Vous vous assurerez que les hôteliers enregistrent les gens tous les matins et amènent cette liste à la station la plus proche afin que les services de renseignements puissent en tirer quelque chose", a déclaré M. Kasingye.

Ces informations, a ajouté le chef de la police, seront utilisées par les services de renseignement "pour des recherches appropriées sur les personnes hébergées dans une communauté donnée, pour trouver des informations sur leur pays d'origine et ainsi que sur leurs prochaines destinations".

Sur le même sujet