Criminalisation en vue des discours de haine en Algérie

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Image caption Abdelmadjid Tebboune, le tout nouveau président algérien prône la "tolérance 0" pour toutes formes de racisme, de régionalisme et du discours de la haine dans le pays.

Le tout nouveau président Abdelmadjid Tebboune a demandé à son Premier ministre, Abdelaziz Djerad de préparer un projet de loi criminalisant toutes formes de racisme, de régionalisme et du discours de la haine dans le pays.

La présidence algérienne, signale que cette instruction du nouveau dirigeant algérien fait suite à une montée du discours de haine observé ces derniers temps sur les réseaux sociaux.

Certains algériens selon les officiels, ont parfois transformé les diverses plates formes en terrain d'expression de propos extrémistes et même violents.

Le nouveau président algérien qui veut mettre fin à ces discours de haine , a demandé au premier ministre de travailler sur un projet de loi criminalisant ces dérives qui incluent aussi les discours racistes .

Le Secrétaire Général du Syndicat National des Journalistes Kamel Amarni qui a salué « à priori » cette mesure, a estimé qu'elle permettra de mettre fin aux dérives constatées ces derniers temps en Algérie.

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Le président du Conseil national des droits de l'homme (CNDH) cité par l'agence de presse officielle algérienne, a quant à lui affirmé que les instructions données par le Président Tebboune à son chef du gouvernement "interviennent en temps opportun .

Pour Bouzid Lazhari , la décision "vise à protéger des droits individuels, la défense du principe d'égalité et la préservation de l'unité nationale".

Il fait remarquer que dans plusieurs pays comme les USA, des lois criminalisant le racisme et la haine existent.

Les autorités algériennes espèrent que la nouvelle loi une fois votée et appliquée , pourrait permettre "de faire face à ceux qui exploitent la liberté et le caractère pacifique du mouvement de contestation pour afficher "des slogans qui portent atteinte à la cohésion nationale".

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